Addiction au sucre : comment réduire sa consommation sans frustration, selon Bérengère Philippon

Publié le 05 janvier 2026

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Addiction au sucre : comment réduire sa consommation sans frustration, selon Bérengère Philippon

Montage : Marine de la Barbée / Article : Wilfried Richy / Reportage vidéo : Yves Hubstenberger

Émission

Fatigue chronique, fringales, coups de barre répétés. Et si le sucre était en cause ?
Ancienne addicte au sucre, Bérengère Philippon, auteure et coach en nutrition, raconte comment elle a changé durablement son alimentation. Un témoignage concret, sans régime ni frustration, au cœur d’un reportage réalisé par tv78 pour SQY Mag, le magazine de Saint-Quentin-en-Yvelines.


Réduire le sucre : un déclic santé à l’approche de la quarantaine

Pendant des années, Bérengère Philippon a vécu avec une consommation élevée de sucre, sans forcément en mesurer les conséquences. « Je savais que je mangeais trop sucré, mais comme beaucoup, je pensais que ce n’était pas si grave », explique-t-elle.
À l’approche de la quarantaine, les signaux deviennent plus clairs : fatigue persistante, fringales fréquentes, glycémie en hausse. Le déclic est là. Elle décide alors de revoir entièrement son alimentation.

Le sucre caché, principal piège de l’alimentation moderne

Premier constat : le sucre ne se trouve pas uniquement dans les desserts. Il est omniprésent dans de nombreux produits transformés, boissons et plats préparés. « Le sucre liquide est particulièrement problématique. On en consomme beaucoup sans s’en rendre compte et il est absorbé très rapidement par l’organisme », souligne-t-elle.

Ces apports provoquent des pics de glycémie suivis de chutes brutales, responsables de fatigue et d’envies incontrôlées de sucre. Un mécanisme que beaucoup considèrent à tort comme normal.

Fibres, satiété et énergie : un changement durable

Pour sortir de ce cercle vicieux, Bérengère Philippon modifie la structure de ses repas. Elle réduit les produits raffinés et augmente les aliments riches en fibres : légumes, légumineuses, féculents complets.
Résultat : une meilleure satiété, moins de fringales et un regain d’énergie. « Quand l’alimentation est plus rassasiante, on tient jusqu’au repas suivant sans difficulté », explique-t-elle.

Ce rééquilibrage a aussi un impact direct sur le microbiote intestinal, souvent appelé « deuxième cerveau ». Les fibres nourrissent les bonnes bactéries, tandis que le sucre favorise les mauvaises. Un déséquilibre qui peut influencer la digestion, l’immunité et l’inflammation.

Le gras, un allié souvent mal compris

Autre idée reçue battue en brèche : le gras ne serait pas l’ennemi. « Le gras rassasie et aide à limiter les pulsions sucrées », précise-t-elle. À condition de privilégier les bonnes sources : huile d’olive, oléagineux, fruits à coque.
Contrairement au sucre, leur impact sur la glycémie est plus stable et durable.

Augmenter la part de légumes fait également partie des leviers essentiels, avec des astuces simples pour les rendre plus attractifs au quotidien.

Des desserts moins sucrés, sans renoncer au plaisir

Ancienne adepte des biscuits et du chocolat au lait, Bérengère Philippon a repensé ses desserts. Yaourt, fruits, amandes, noisettes ou purées d’oléagineux remplacent progressivement les produits ultra-sucrés.
« Il y a très peu de sucre, uniquement celui du fruit, mais on est rassasié. Le plaisir reste », affirme-t-elle. Même le passage au chocolat noir, autrefois inimaginable, s’est fait par étapes.

Une expérience devenue mission

De cette transformation personnelle est née une véritable mission. Bérengère Philippon partage aujourd’hui son approche de l’alimentation à index glycémique bas sur son site
👉 https://zerosucreetigbas.fr/

et sur son compte Instagram
👉 https://www.instagram.com/0sucre_et_igbas/

Elle est également l’auteure de plusieurs ouvrages de référence, dont Je réussis ma détox sucre et Zéro sucre & IG bas, le déclic santé (éditions Larousse), vendus à plus de 100 000 exemplaires cumulés, ainsi que Je prépare ma ménopause et je la vis bien !, consacré aux enjeux hormonaux et nutritionnels après 40 ans.

Les propos rapportés relèvent d’un témoignage personnel et d’un accompagnement en nutrition.
Ils ne se substituent pas à un avis médical.

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