Yvelines : « 35 interpellations à la mi-journée, c’est 35 de trop », alerte le préfet Brice Blondel

Publié le 06 octobre 2026

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Yvelines : « 35 interpellations à la mi-journée, c’est 35 de trop », alerte le préfet Brice Blondel

Exocet Kayes

Chronique

La mobilisation dans les lycées se poursuit dans les Yvelines. Ce lundi 5 octobre, de nouveaux incidents ont éclaté aux abords de plusieurs établissements du département. Une vingtaine de lycées ont connu des troubles et 35 personnes avaient été interpellées à la mi-journée, selon le préfet des Yvelines, Brice Blondel. Malgré une baisse des incidents par rapport à la semaine précédente, les autorités restent pleinement mobilisées.

Une vingtaine de lycées concernés par des troubles

La situation reste tendue dans plusieurs établissements des Yvelines. Après plusieurs jours de mobilisation, de nouveaux rassemblements ont eu lieu ce lundi.

« Aujourd’hui, pour faire simple, une vingtaine de lycées ont connu des troubles, 35 interpellations à la mi-journée, c’est 35 de trop », a déclaré Brice Blondel.

Le préfet constate néanmoins une diminution par rapport à la semaine précédente. Cependant, il refuse de minimiser la situation. « C’est moins que la semaine dernière, mais c’est toujours 35 de trop », insiste-t-il.

Selon lui, certains rassemblements réunissent des lycéens venus défendre leurs revendications, mais également des individus qui cherchent l’affrontement. Ces derniers peuvent notamment dégrader du mobilier urbain ou s’en prendre aux établissements scolaires.

Brice Blondel distingue donc clairement les revendications des lycéens des violences commises en marge des mobilisations. Il estime que leur « légitime combat » doit pouvoir être entendu.

Une dizaine d’établissements en distanciel

Face aux incidents, les autorités adaptent leur réponse au jour le jour. Vendredi dernier, près d’une vingtaine de lycées étaient concernés par une fermeture physique. Ce lundi, ils étaient environ une dizaine sur 45 à fonctionner à distance.

« On est quand même sur une petite minorité d’établissements », souligne le préfet.

La décision de suspendre l’accueil physique ne repose toutefois pas uniquement sur la préfecture. Le chef d’établissement évalue d’abord la situation. Ensuite, les services de l’Éducation nationale et la préfecture donnent leur avis.

Brice Blondel se concentre notamment sur les questions d’ordre et de sécurité publique. L’objectif reste de permettre la continuité des cours tout en protégeant les élèves et les personnels.

« Une situation un peu inédite par son ampleur, son intensité et sa durée »

Surtout, la situation peut évoluer rapidement d’un lycée à l’autre. Un établissement calme un jour peut connaître des incidents dès le lendemain.

« Cette situation est quand même un peu inédite par son ampleur, son intensité et sa durée », reconnaît Brice Blondel.

Par conséquent, la préfecture ne souhaite pas appliquer une réponse identique à tous les établissements. Les autorités réévaluent quotidiennement les mesures en fonction des troubles constatés.

Pour le préfet, une priorité domine : « la sécurité des élèves et du personnel enseignant ».

Le préfet s’inquiète pour « la sécurité des manifestants »

Alors que de nouvelles mobilisations pourraient avoir lieu, Brice Blondel affirme disposer des effectifs nécessaires pour maintenir l’ordre. Il ne dit donc pas craindre les prochaines manifestations en elles-mêmes.

En revanche, il se montre préoccupé par la présence d’individus violents au milieu des rassemblements lycéens. Le préfet évoque notamment des tirs de mortiers d’artifice, des jets de projectiles et des feux de poubelles. Des actes qui peuvent directement mettre en danger les jeunes présents sur place.

« La seule crainte qu’on peut avoir, c’est pour la sécurité des manifestants », affirme-t-il.

Les forces de l’ordre resteront donc mobilisées. Selon Brice Blondel, elles doivent à la fois permettre aux lycéens d’exprimer leurs revendications et intervenir lorsque l’ordre ou la sécurité publique sont menacés.

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