En 2012, TV78 présentait déjà deux voitures autonomes développées par VEDECOM. Plus de dix ans après, ces images d’archives témoignent des progrès spectaculaires de cette technologie. Pourtant, malgré l’arrivée des premiers taxis sans conducteur, la voiture autonome doit encore surmonter plusieurs obstacles avant de se généraliser.
En 2012, la voiture autonome faisait déjà parler d’elle dans les Yvelines
C’était il y a quatorze ans. En 2012, les équipes de TV78 consacraient un reportage à deux voitures autonomes présentées par VEDECOM, un acteur de la recherche sur les mobilités innovantes implanté dans les Yvelines.
À l’époque, ces véhicules incarnaient une véritable révolution technologique. L’idée de laisser une voiture circuler sans intervention humaine semblait encore appartenir à la science-fiction.
Aujourd’hui, à l’occasion du Salon de l’automobile à Paris, ces images d’archives prennent une autre dimension. Elles permettent de mesurer le chemin parcouru par les constructeurs et les chercheurs.
Des taxis sans conducteur circulent déjà aux États-Unis
Depuis ces premières démonstrations, la technologie a considérablement progressé.
À San Francisco, aux États-Unis, des taxis autonomes transportent désormais des passagers sans conducteur à bord. Une avancée qui illustre le passage de l’expérimentation à une utilisation commerciale.
En France, la réglementation a également évolué. Depuis septembre 2022, elle autorise certaines formes de conduite autonome de niveau 3.
Concrètement, ce système permet au conducteur de retirer les mains du volant et de détourner temporairement son attention de la route, mais uniquement dans des conditions précises. Il doit également pouvoir reprendre le contrôle lorsque le véhicule le lui demande.
Cependant, ces avancées ne signifient pas que toutes les voitures peuvent circuler seules sur les routes françaises.
La sécurité reste le principal frein à la généralisation
Malgré les progrès réalisés, les autorités continuent d’encadrer strictement le déploiement de la conduite autonome.
Le système FSD, pour « Full Self-Driving », développé par Tesla, illustre ces difficultés.
Selon les déclarations du ministre des Transports Philippe Tabarot, rapportées par Le Figaro, la France n’autorise pas, à ce stade, son utilisation dans les conditions souhaitées par le constructeur américain.
En cause : des garanties de sécurité jugées insuffisantes. Ce dispositif peut notamment gérer la direction, accélérer et ralentir le véhicule. Toutefois, il ne dispense pas le conducteur de surveiller la route et de rester prêt à intervenir.
Ainsi, la technologie progresse plus rapidement que son déploiement réglementaire.
Une révolution encore loin d’être achevée
Quatorze ans après les démonstrations présentées par VEDECOM dans les Yvelines, la voiture autonome a quitté les seuls laboratoires de recherche. Les expérimentations ont laissé place à des applications concrètes, tandis que les constructeurs poursuivent leurs investissements.
Pourtant, plusieurs questions restent ouvertes. Comment garantir la sécurité des usagers ? Jusqu’où peut-on confier la conduite à une machine ? Et à quelles conditions les autorités pourront-elles autoriser ces systèmes à grande échelle ?
Une chose est certaine : en 2012, la voiture autonome représentait une promesse d’avenir. Aujourd’hui, elle devient progressivement une réalité. Mais entre prouesse technologique et confiance sur la route, le chemin reste encore long.