En hommage à Lyhanna, 11 ans, retrouvée morte dans le Gers en juin, plus de 150 rassemblements sont organisés ce lundi 7 septembre à 19 heures devant des tribunaux partout en France. Les associations réclament une loi intégrale contre les violences sexuelles. Ainsi, une vingtaine d’associations et une coalition féministe et de défense des droits des enfants appellent à la mobilisation. Dans les Yvelines, notamment, des rassemblements sont prévus devant les tribunaux de Versailles, Mantes-la-Jolie et Rambouillet ainsi que sur la place Fouillères de Conflans-Sainte-Honorine.
Trois mois après la mort de Lyhanna, la mobilisation reprend
La mort de Lyhanna, en juin dernier, avait suscité une forte émotion et déclenché des rassemblements devant les tribunaux français. Les associations dénonçaient les défaillances dans la prise en charge des violences sexuelles. Elles réclamaient une loi intégrale pour mieux prévenir ces violences, protéger les victimes et sanctionner leurs auteurs.
Les rassemblements hebdomadaires reprennent ce lundi, alors que la proposition de loi intégrale arrive en commission spéciale à l’Assemblée nationale. Déposée le 11 août par la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez, la proposition de loi compte 69 articles. Elle reprend une partie des 140 mesures élaborées par la coalition féministe et de défense des droits des enfants. Le texte sera ensuite examiné dans l’hémicycle début octobre.
Une loi dont le coût est estimé à trois milliards d’euros par an
La réforme coûterait environ trois milliards d’euros par an entre 2027 et 2032, selon les parlementaires ayant travaillé sur le texte. Toutefois, ce coût ne devrait pas empêcher son adoption, selon Aurore Bergé, ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes. Interrogée par l’AFP vendredi 4 septembre, elle a assuré : « Ça ne sera pas un blocage. »
Elle a également indiqué que les budgets de la Justice, de l’Intérieur et de l’Éducation nationale devraient être nettement renforcés en 2027. Ces trois ministères seraient particulièrement mobilisés pour la prévention, le repérage des violences et la sanction de leurs auteurs.
au-delà du vote, une mobilisation citoyenne
Pour les associations mobilisées ce lundi, l’enjeu dépasse le seul vote du texte. Les associations demandent que la parole des victimes soit mieux entendue. Elles dénoncent aussi les défaillances de la justice dans leur prise en charge. Les rassemblements du 7 septembre marquent la reprise de la mobilisation.