« Si on accroche les playoffs, la saison sera réussie » entretien avec Maxime Roos, ailier de Roanne Basket

Publié le 07 septembre 2026

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« Si on accroche les playoffs, la saison sera réussie » entretien avec Maxime Roos, ailier de Roanne Basket

Exocet Kayes

Chronique

À 31 ans, Maxime Roos s’apprête à retrouver les parquets de Betclic Élite avec la Chorale de Roanne. Pour beaucoup, il s’agit d’un simple retour parmi l’élite du basket français. Pour l’ailier formé dans les Yvelines, c’est bien davantage. Cette saison 2026-2027 vient récompenser un projet construit sur plusieurs années, marqué par une relégation, de graves blessures et une montée patiemment reconquise.

Trois ans après avoir quitté l’élite avec Roanne, Maxime Roos retrouve un championnat qu’il connaît déjà. Passé notamment par les Metropolitans 92, la JL Bourg, le Yvelinois n’aborde pourtant pas cette nouvelle saison avec le même regard. Entre-temps, sa carrière a été bouleversée par une double rupture du tendon d’Achille, une épreuve qui a profondément changé sa manière d’appréhender son métier.

Un promu qui ne veut pas se contenter du maintien

La Chorale de Roanne retrouvera la Betclic Élite avec le statut de promu. Face aux budgets des cadors du championnat comme Monaco, l’ASVEL ou Paris Basketball, le défi s’annonce immense. Pourtant, Maxime Roos refuse de se présenter en victime.

« On sera l’un des plus petits budgets du championnat, mais on veut aller chatouiller tout le monde. Les gens ne nous attendront peut-être pas et, moi, j’aime cette mentalité-là. On veut montrer qu’on est de retour, mais avec la manière ».

L’ambition est claire : exister dans un championnat toujours plus relevé. Pour y parvenir, Roanne s’appuiera sur un effectif mêlant joueurs expérimentés et éléments qui découvriront le plus haut niveau.

Dans ce contexte, Maxime Roos sait qu’il devra assumer un rôle important.

« Plusieurs joueurs vont découvrir la Betclic Élite. À moi d’apporter mon expérience. Que je sois titulaire ou que je sorte du banc, peu importe. L’essentiel, c’est que l’équipe avance. »

Les blessures lui ont appris à savourer

Le sourire revient rapidement lorsqu’il évoque la montée obtenue avec Roanne. Mais il laisse aussi apparaître une certaine lucidité. Car derrière cette réussite se cachent des mois de doute et de rééducation.

Victime d’une double rupture du tendon d’Achille à quelques mois d’intervalle, l’ailier n’a pourtant jamais envisagé d’abandonner.

« Je savais que je reviendrais au haut niveau. En revanche, ces blessures m’ont appris à prendre du recul. Tu comprends que tout peut s’arrêter du jour au lendemain, parfois pour des choses que tu ne contrôles pas. Aujourd’hui, je profite davantage de chaque moment. »

Cette philosophie l’accompagne désormais au quotidien.

« Une saison comme celle qu’on vient de vivre, avec une montée et un groupe exceptionnel, il n’y en aura pas cent dans une carrière. Il faut savoir les apprécier. »

Les Yvelines ne l’ont jamais quitté

Malgré une carrière qui l’a conduit aux quatre coins de la France, Maxime Roos reste profondément attaché à ses racines.Tout commence à Maurepas. C’est dans les Yvelines qu’il découvre le basket avant de poursuivre sa formation au Chesnay Versailles Basket, où il forge les bases de son jeu.

« Là où j’en suis aujourd’hui, c’est là où j’ai appris mes fondamentaux, mes bases et ma passion du basket.« 

Chaque été, dès que son emploi du temps le lui permet, il revient dans son département. Il retrouve le gymnase de ses débuts, partage des entraînements avec les plus jeunes et prend le temps d’échanger avec eux.

« Quand j’étais petit, j’aurais adoré voir des joueurs professionnels venir dans ma salle. Alors aujourd’hui, si je peux partager un moment avec les jeunes, je le fais avec plaisir. » Cette fidélité à ses origines se retrouve également sur les parquets. La saison prochaine, il retrouvera notamment Yvan Mbaya, autre joueur issu des Yvelines.

« On jouait ensemble quand on était enfants. Aujourd’hui, on évolue dans le même championnat professionnel. Ce sont de belles histoires. »

Un rêve devenu réalité… sur le tard

Contrairement à beaucoup de joueurs professionnels, Maxime Roos n’a pas suivi un parcours tout tracé. Longtemps, le basket de haut niveau est resté un simple rêve. « jusqu’à 16 ou 17 ans, je n’imaginais pas vivre de ce sport. Je suis arrivé assez tard dans un centre de formation. Ce qui était un rêve est devenu un objectif vers mes 18 ans. »

Cette trajectoire atypique explique sans doute son humilité. « J’ai découvert ce milieu plus tard que beaucoup d’autres. Ça m’a permis de garder les pieds sur terre et de ne jamais oublier d’où je viens. »

Une nouvelle histoire à écrire

Dans quelques semaines, Maxime Roos retrouvera les salles de Betclic Élite. L’objectif collectif reste de réussir le retour de Roanne parmi les meilleurs clubs français. À titre personnel, le Yvelinois formule un souhait simple.

« Si physiquement tout se passe bien et qu’on réussit à accrocher les playoffs, alors on pourra dire que la saison est réussie.« 

Le jeune garçon qui découvrait le basket à Maurepas n’aurait sans doute jamais imaginé porter un jour le maillot de l’équipe de France, évoluer au plus haut niveau ou revenir en Betclic Élite après avoir surmonté autant d’obstacles.

Aujourd’hui, Maxime Roos n’a plus rien à prouver. Mais il conserve cette même envie qui l’anime depuis ses premiers dribbles dans les Yvelines : continuer à avancer, avec discrétion, travail et ambition. Une recette qui l’a déjà conduit jusqu’au sommet… et qu’il compte bien appliquer une nouvelle fois cette saison.

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