Versailles et Saint-Quentin-en-Yvelines : les premiers transports collectifs autonomes attendus dès 2028

Publié le 22 septembre 2026

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Versailles et Saint-Quentin-en-Yvelines : les premiers transports collectifs autonomes attendus dès 2028

Exocet Kayes

Chronique

Des véhicules autonomes pourraient transporter leurs premiers passagers dès 2028 à Versailles Grand Parc ou Saint-Quentin-en-Yvelines. Île-de-France Mobilités lance son premier projet régional de transport collectif autonome. À terme, plus de 100 véhicules pourraient circuler en Île-de-France. L’objectif : compléter les transports existants dans les secteurs moins bien desservis et aux heures creuses.

Des véhicules autonomes dès 2028 en Île-de-France

Île-de-France Mobilités veut franchir une nouvelle étape dans le développement des transports en commun, sous l’impulsion de Valérie Pécresse, l’autorité régionale des transports lance un projet de Transport à la demande autonome. Celui-ci doit permettre de transporter plusieurs passagers dans des véhicules capables de circuler de manière autonome.

Cependant, le déploiement se fera progressivement, dès le second semestre 2026, Île-de-France Mobilités doit définir sa stratégie pour sélectionner les opérateurs et les véhicules. Ensuite, une phase de mise en concurrence interviendra en 2027.

Le calendrier prévoit le roulage du premier véhicule au début de l’année 2028. Puis, la flotte doit progressivement augmenter en 2028 et 2029. Enfin, Île-de-France Mobilités vise un déploiement à plus grande échelle à l’horizon 2030.

Versailles Grand Parc et Saint-Quentin-en-Yvelines en première ligne

Et l’ouest parisien pourrait jouer un rôle majeur dans cette expérimentation. Versailles Grand Parc et Saint-Quentin-en-Yvelines figurent, avec Paris-Saclay, parmi les territoires envisagés pour lancer le projet.

Ce choix ne doit rien au hasard. Ces secteurs ont déjà accueilli des expérimentations autour des véhicules autonomes. De plus, ils concentrent plusieurs acteurs spécialisés dans la recherche et les nouvelles mobilités.

À Versailles, l’institut VEDECOM constitue notamment un partenaire d’Île-de-France Mobilités. Il travaille sur les mobilités durables et intelligentes ainsi que sur le passage de ces innovations à une utilisation à plus grande échelle.

Ainsi, l’ouest francilien pourrait devenir l’un des premiers laboratoires grandeur nature de ce nouveau mode de transport.

Une vingtaine de véhicules pour commencer

La première phase doit rester limitée. Île-de-France Mobilités prévoit une vingtaine de véhicules autonomes de type minibus et minicar pour mener le projet pilote. Le dispositif ne vise pas à remplacer les bus ou les autres transports déjà en circulation.

Au contraire, ces véhicules doivent compléter l’offre existante. Ils pourraient notamment circuler sur des lignes locales moins fréquentées. Les zones peu denses et moins bien desservies constituent également une priorité.

Par ailleurs, les véhicules autonomes pourraient intervenir pendant les heures creuses, en soirée ou la nuit. Le dispositif pourrait donc compléter les transports à la demande, les bus locaux ou encore les services nocturnes.

Plus de 100 véhicules autonomes visés en 2030

Si la phase pilote fonctionne, Île-de-France Mobilités souhaite rapidement changer d’échelle. L’objectif fixé pour 2030 dépasse les 100 véhicules autonomes. Pour accompagner cette montée en puissance, le projet prévoit également le développement d’un centre de supervision et d’une solution de conduite autonome adaptée aux véhicules retenus.

L’investissement sera conséquent. À terme, Île-de-France Mobilités prévoit un budget pouvant atteindre 20 millions d’euros par an pour développer et exploiter le service. L’ambition consiste ainsi à créer une véritable filière autour du transport collectif autonome.

Une alternative aux robotaxis individuels

Derrière cette expérimentation se cache également un enjeu environnemental. Île-de-France Mobilités ne souhaite pas reproduire un modèle reposant principalement sur des robotaxis individuels. En effet, leur développement pourrait augmenter le nombre de véhicules en circulation lorsque leur taux d’occupation reste faible.

La Région privilégie donc une logique collective, en transportant plusieurs voyageurs dans un même véhicule, ces futurs minibus doivent contribuer à limiter l’autosolisme et la congestion routière.

Surtout, ils pourraient offrir de nouvelles solutions aux habitants qui vivent ou travaillent loin des principaux axes de transports en commun. Le défi reste désormais de transformer l’expérimentation en véritable service public de mobilité. Versailles Grand Parc, Saint-Quentin-en-Yvelines et Paris-Saclay pourraient en découvrir les premiers effets dès 2028.

Le calendrier du projet

Second semestre 2026 : définition de la stratégie et du choix des opérateurs et véhicules
2027 : mise en concurrence
Début 2028 : circulation du premier véhicule
2028-2029 : augmentation progressive de la flotte
2030 : déploiement à grande échelle avec plus de 100 véhicules

© image : Ile-de-France Mobilités

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