Face à l’ampleur des incendies qui frappent la France depuis plusieurs semaines, Gérard Larcher veut que le Sénat prépare déjà l’après. Le président du Sénat et sénateur des Yvelines a saisi, vendredi 7 août 2026, plusieurs commissions afin d’évaluer les moyens de prévention et de lutte contre les feux de forêt et de formuler de nouvelles propositions.
Tirer les leçons des incendies après un été particulièrement difficile
La France traverse un été marqué par des incendies particulièrement violents. Même si le front des feux semble désormais stabilisé, la mobilisation se poursuit sur le terrain. Dans ce contexte, Gérard Larcher, président du Sénat et sénateur des Yvelines, souhaite que la Haute Assemblée se penche rapidement sur les enseignements à tirer de ces catastrophes.
Le vendredi 7 août 2026, il a donc saisi plusieurs commissions du Sénat. L’objectif : engager un travail commun d’évaluation, de prospective et de propositions. Depuis plusieurs semaines, les incendies mettent à rude épreuve les services de secours et les territoires concernés.
Gérard Larcher salue ainsi la mobilisation des services de l’État, des collectivités locales et des sapeurs-pompiers. Il rend également hommage aux militaires de la sécurité civile, aux élus, aux agriculteurs, aux forestiers, aux chasseurs et aux bénévoles mobilisés face aux flammes. Le président du Sénat rappelle toutefois le coût humain de ces interventions.
Deux soldats du feu, Wilfried Schmitter et Anthony Berthôme, ont perdu la vie le 21 juillet dernier. Leur sacrifice reste dans les mémoires alors que les opérations se poursuivent dans plusieurs territoires. Pour Gérard Larcher, cette situation impose désormais de regarder au-delà de la gestion immédiate des incendies.
Gérard Larcher mobilise plusieurs commissions du Sénat
Le président du Sénat a saisi les présidents de quatre commissions :
- la commission des lois ;
- la commission des affaires économiques ;
- la commission des finances ;
- la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable.
Ces commissions devront travailler conjointement sur les conséquences des incendies et sur les réponses à apporter dans les prochaines années. Cette démarche doit permettre de croiser plusieurs approches. Car le risque incendie ne concerne pas uniquement la sécurité civile. Il touche aussi l’aménagement du territoire, l’environnement, l’agriculture, la forêt et les finances publiques.
Prévenir davantage le risque incendie
La question de l’anticipation figure au cœur de cette nouvelle réflexion. Les épisodes de feux de forêt deviennent plus difficiles à prévoir et à maîtriser. Dans ce contexte, les pouvoirs publics doivent adapter leurs moyens et leurs doctrines d’intervention.
Le travail demandé par Gérard Larcher devra donc notamment porter sur les moyens humains et matériels consacrés à la prévention et à la lutte contre les incendies. Il devra également examiner les méthodes d’entretien et de protection des massifs forestiers. L’enjeu consiste à agir avant que les flammes ne se propagent.
Un travail qui s’appuie sur les précédentes missions du Sénat
Le Sénat ne part pas d’une feuille blanche. Après les incendies qui avaient ravagé la Gironde en 2022, une mission sénatoriale de suivi et de contrôle avait travaillé sur le sujet. Elle avait formulé 70 propositions.
Ces travaux avaient ensuite contribué à la loi de juillet 2023 destinée à renforcer la prévention et la lutte contre l’intensification et l’extension du risque incendie. Depuis, d’autres travaux parlementaires ont également approfondi la question. Les rapports budgétaires ont notamment permis d’examiner les moyens consacrés à la sécurité civile.
Le Beauvau de la sécurité civile, dont les conclusions ont été rendues en septembre 2025, constitue également une référence pour les prochaines réflexions. Pour Gérard Larcher, les incendies de cet été doivent donc permettre de mesurer l’efficacité des dispositifs existants et d’identifier les éventuelles lacunes.
Forêts, économie et environnement au cœur des réflexions
Le risque incendie dépasse largement la seule question des secours. Les feux provoquent des conséquences environnementales importantes. Ils fragilisent les écosystèmes et détruisent parfois des massifs forestiers entiers. Ils pèsent également sur l’économie des territoires.
Le futur travail devra donc étudier les conséquences environnementales, économiques et budgétaires des incendies. Autre sujet majeur : la filière bois. La revitalisation de cette filière constitue, selon la présidence du Sénat, un élément important de la réflexion sur l’avenir des forêts françaises. Entre entretien des massifs, prévention du risque et valorisation du bois, les réponses devront donc s’inscrire dans une stratégie de long terme.
Le Sénat veut préparer l’avenir
Cette saisine intervient alors que plusieurs sénateurs, notamment ceux issus de départements touchés par les incendies, souhaitent que la Haute Assemblée reste pleinement mobilisée. Le sujet de la fragilité des forêts françaises prend une importance particulière cet été.
Pour Gérard Larcher, l’objectif consiste désormais à tirer tous les enseignements des catastrophes récentes. Il ne s’agit donc pas seulement de réagir aux incendies lorsqu’ils surviennent. Il faut aussi mieux anticiper, adapter les moyens et renforcer la protection des territoires. Le travail des commissions devra permettre de dégager des propositions dans les prochains mois.
Gérard Larcher, un sénateur des Yvelines au cœur du dossier
Gérard Larcher est sénateur des Yvelines et président du Sénat. Figure politique majeure du département, il exerce la présidence de la Haute Assemblée depuis 2014, avec une interruption entre 2011 et 2014. À travers cette saisine, le président du Sénat entend donc mobiliser l’institution sur un sujet qui dépasse les territoires directement touchés par les incendies. Car le risque concerne désormais l’ensemble du pays.
Après l’urgence vient le temps du bilan. Puis celui des décisions. Et le Sénat entend prendre sa part dans cette nouvelle étape.