Juliette Frescaline transforme du métal récupéré en sculptures végétales

Publié le 13 mars 2026

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Juliette Frescaline transforme du métal récupéré en sculptures végétales

Montage : Marine de la Barbée / Article : Clara De Frutos / Vidéo : Clara De Frutos

Émission

Sculpteur sur métal, Juliette Frescaline façonne des plantes et paysages inspirés de la nature qui l’entoure, à partir de fil de fer et de métal recyclé. Dans son atelier, chaque œuvre prend forme grâce à des milliers de soudures.


Dans son atelier, Juliette Frescaline manipule son chalumeau et son fil de fer pour donner naissance à ses sculptures. « Le gros de mon travail se fait ici, sur mon plan de travail, avec mon chalumeau et mes bouteilles d’oxygène et d’acétylène », montre-t-elle.

À partir d’un fil de fer, qu’elle achète en rouleaux de cinq kilos, elle découpe puis soude afin de composer ses oeuvres. Celles-ci prennent la forme de blé, de graminées ou encore de mousses, car sa principale source d’inspiration est la nature. « J’ai travaillé sur ce que j’appelle mon chemin ordinaire : les cinq minutes à pied entre chez moi et l’atelier », raconte-t-elle. Mousses, lierre, carottes sauvages ou herbes de trottoir deviennent ainsi les sujets principaux de ses sculptures. « Suivant les saisons, ce ne sont jamais les mêmes plantes qui reviennent. C’est extrêmement riche », observe-t-elle.

Une nature ordinaire comme source d’inspiration

Après deux années d’études en mathématiques, l’artiste s’oriente vers les arts appliqués et intègre l’école Olivier de Serres en section métal. Une fois ses années d’études terminées, Juliette Frescaline souhaitait lancer son activité, mais problème : elle se confronte au coût élevé des matériaux. « Le cuivre et les machines étaient très chers. Je n’en avais pas conscience lorsque j’étais à l’école, car tout était gratuit », explique-t-elle. « Finalement, le matériau le moins cher était le fil de fer. »

Cette contrainte économique devient progressivement une signature artistique. « C’est une soudure très fine et longue à faire. Il peut y en avoir des milliers sur une seule œuvre. » Autre avantage : cette technique lui permet de varier les textures, les formes et même l’aspect. « Pour celle-ci, j’utilise les couleurs naturelles du métal que j’ai récupéré : la rouille, le galvanisé ou la peinture d’origine », précise l’artiste. Cette approche lui permet de jouer avec les nuances naturelles, sans ajouter de pigments. « Ça rend mon travail encore plus interessant, car les possibilités sont infinies ! »

Des projets d’exposition en France et en Europe

Plusieurs œuvres de Juliette Frescaline sont actuellement en cours de création et destinées à être exposées à l’étranger. L’une d’elles doit notamment partir à Venise en septembre prochain. Parallèlement, l’artiste prépare deux installations monumentales pour une exposition dans une abbaye cistercienne en Aveyron. Un défi technique pour la sculptrice, dont la méthode de travail demande beaucoup de temps. « J’aimerais faire des installations qui prennent de l’espace, mais comme je soude énormément, chaque projet est très long à réaliser. »

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