À 101 ans, René Balzer continue de témoigner. En mai 1944, alors qu’il n’a que 19 ans, il quitte les bancs de l’école et rejoint la Résistance en Dordogne. Dans le maquis, il prend le nom de guerre « Tarzan ».
Dans ce premier épisode de « C’était ça ma guerre », René Balzer revient avec précision sur cette période qui a marqué toute sa vie. Il raconte son quotidien de jeune résistant, les liens entre les hommes, les tours de garde, mais aussi la peur et le danger.
René Balzer, jeune résistant dans le maquis
À 19 ans, René Balzer découvre une vie très différente de celle d’un jeune homme de son âge. Dans le maquis, chaque journée peut devenir dangereuse. Il raconte notamment la camaraderie qui unit les résistants. Chacun doit pouvoir compter sur les autres. Les tours de garde rythment aussi le quotidien. Surtout, la menace reste permanente.
La capture représente alors un risque majeur. Les résistants savent qu’ils peuvent être arrêtés, torturés ou tués. Malgré cette peur, René Balzer poursuit son engagement. Son témoignage permet ainsi de mieux comprendre ce que signifie être un jeune résistant pendant la Seconde Guerre mondiale.
De la Libération de la Dordogne au front de La Rochelle
Après la Libération de la Dordogne, le parcours de René Balzer ne s’arrête pas. Il rejoint le front de La Rochelle, puis poursuit son parcours en Allemagne occupée. Finalement, il est démobilisé à la fin de l’année 1945. Après ces mois de guerre, il retrouve une vie plus ordinaire. Pourtant, son expérience reste profondément ancrée dans sa mémoire.
Il reprend alors le chemin de l’école. Cette fois, il ne s’assoit plus sur les bancs de la classe : il devient enseignant.
Un parcours marqué par l’Algérie et l’enseignement
En 1946, René Balzer part en Algérie. Il y reste plusieurs années. Sur place, il vit au contact de la population locale et poursuit son parcours professionnel. Plus tard, il revient en métropole. Il continue alors sa carrière dans l’enseignement, notamment à Vélizy puis à Guyancourt, dans les Yvelines.
Son histoire ne se limite donc pas à la Résistance. Elle traverse plusieurs périodes importantes du XXe siècle. La guerre, l’Algérie, l’éducation et la transmission occupent une place centrale dans son parcours.
À 101 ans, un témoignage tourné vers la jeunesse
Plus de 80 ans après son entrée dans le maquis, René Balzer accepte de raconter son histoire. Avec ses souvenirs, il transmet aussi une partie de la mémoire de celles et ceux qui ont vécu la guerre.
Son message aux jeunes générations reste particulièrement simple : travailler, apprendre, transmettre et ne jamais considérer la paix comme acquise. Son témoignage rappelle ainsi que l’histoire ne se résume pas aux grandes dates. Elle se raconte aussi à travers les parcours individuels, les choix et les souvenirs de celles et ceux qui l’ont vécue.