Le Relais Val de Seine, entreprise de collecte, tri et revente de textiles s’agrandit à Chanteloup-les-Vignes. Pour l’occasion, le nouveau hangar de l’entreprise à but socio-économique a été inauguré vendredi 5 juin.
C’est une institution de la collecte de vêtements. Le Relais Val de Seine passe encore un peu plus à la vitesse supérieure. Implantée depuis 1994 à Chanteloup-les-Vignes, Le Relais Val de Seine emploie à ce jour 170 salariés dont plus de 100 en insertion afin de collecter, trier et revendre textiles et chaussures usagés.
Les vêtements de seconde main : un rôle primordial
« L’inauguration vient célébrer le fait qu’on peut désormais trier 1000 tonnes de plus qu’avant donc on arrive à 6000 tonnes triées sur le site de Chanteloup-les-Vignes ». Émilie Morand est la PDG du Relais Val de Seine. Pour elle, la construction de ce nouveau bâtiment permet d’améliorer le volume de tri donc, mais aussi le nombre d’emplois : « Aujourd’hui on est à 200 salariés dont 130 en parcours d’insertion. La construction du nouveau bâtiment a permis d’embaucher plus de personnes, notamment en ouvrant plus de points de vente. »
Le rôle du Relais Val-de-Seine est central dans le tri de textiles. Benoît Hamon, président de ESS France, la chambre française de l’économie sociale et solidaire, assure la représentation et la promotion de l’économie sociale et solidaire sur le plan national, était présent pour célébrer l’agrandissement. « 25% de la collecte d’habits en Île-de-France passe par ici ». Un chiffre énorme d’autant plus que « 3,5 milliards de pièces de textiles sont consommées par les Français chaque année », ajoute le président d’ESS France.
Lutter contre la fast-fashion
« Le problème qu’on a aujourd’hui, c’est l’ultra fast-fashion, avec tous ces habits fabriqués dans des conditions épouvantables sur le plan social et avec des produits dangereux d’un point de vue sanitaire et écologique ». Benoît Hamon cible ce phénomène et ce n’est pas le seul. D’autant plus qu’« il y a plus de vêtements mis sur le marché mais de moins bonne qualité, donc ils durent moins longtemps. La filière doit développer tout ce qui peut exister sur le recyclage », précise Émilie Morand. La place du Relais Val-de-Seine est donc essentielle pour la région toute entière.
Un projet financé par la région Île-de-France
« Nous sommes financeurs à hauteur de 800 000 euros à la région Île-de-France pour l’augmentation de la capacité de tri et pour la construction de ce nouveau local ». Sylvie Mariaud est vice-présidente de la Région Île-de-France en charge de l’économie sociale et solidaire. Elle précise que « c’est essentiel pour nous (la région) d’accompagner ces structures de l’économie sociale et solidaire qui crée des emplois locaux et de permettre à des personnes éloignées de l’emploi de travailler ici ».