Les maires des Yvelines alertent sur la baisse des dotations globales de fonctionnement versées par l’Etat aux communes du département. En 2026, plusieurs villes enregistrent un recul de ces aides, avec des conséquences directes sur leurs marges de manœuvre budgétaires.
La baisse des dotations globales de fonctionnement accordées par l’Etat inquiète les maires des Yvelines. Plusieurs communes du département dénoncent une diminution des montants versés en 2026.
Une enveloppe stable à l’échelle nationale, mais des disparités locales
Le 31 mars, l’Etat a publié les montants des dotations globales de fonctionnement (DGF) attribués aux départements, aux collectivités et aux communes. Si le gouvernement met en avant une enveloppe stable à l’échelle nationale, l’Association des petites villes de France (APVF) évoque, elle, une « baisse brutale et inattendue pour de nombreuses petites villes ».
Selon l’association, une commune française sur deux est concernée par une baisse de sa DGF.
Une baisse des dotations dans de nombreuses communes des Yvelines
Dans les Yvelines, les 259 communes du département auraient perdu 12,4 millions d’euros entre 2025 et 2026. La baisse moyenne atteindrait 48 000 euros par commune cette année.
Le cas de Villepreux est mis en avant par les élus locaux. La ville aurait vu sa dotation diminuer de 90 000 euros, soit l’équivalent, selon eux, du coût annuel de deux policiers municipaux à temps plein.
Comment fonctionne la dotation globale de fonctionnement
Créée pour garantir aux collectivités des ressources régulières et soutenir les territoires les plus fragiles, la dotation globale de fonctionnement repose sur plusieurs critères, dont la population, le niveau de richesse, les ressources et les charges des collectivités.
La DGF diffère donc selon les territoires. En 2024, elle représentait environ 20 % des recettes de fonctionnement des collectivités.
La Cour des comptes plaide pour une réforme
Dans un rapport publié en 2024, la Cour des comptes plaide pour une réforme systémique de la DGF, estimant que son mode de calcul peut produire des inégalités entre collectivités.
Elle pointe notamment des calculs jugés lourds, incomplets ou imprécis, et formule plusieurs recommandations pour pallier ces lacunes. Parmi elles, la comparaison de la richesse des collectivités à la médiane nationale plutôt qu’à la moyenne, jugée moins représentative. La Cour recommande aussi d’intégrer davantage le revenu des habitants dans le calcul des aides, afin de mieux soutenir les territoires où les ressources des ménages sont les plus faibles.