Île-de-France Mobilités lance un projet de transport collectif autonome, avec un premier service prévu début 2028. Île-de-France Mobilités prévoit d’expérimenter des véhicules sans conducteur dans plusieurs territoires franciliens pour compléter l’offre de transport, notamment sur les lignes locales et dans les zones peu desservies.
Des véhicules pour compléter le réseau
Dans son communiqué de presse, Île-de-France Mobilités explique vouloir compléter les transports existants. Le projet s’inscrit dans la continuité d’expérimentations déjà menées en France. À La Rochelle, des véhicules autonomes ont transporté plus de 15 000 personnes lors d’un premier test grandeur nature. À Nantes, des véhicules sans conducteur sont expérimentés depuis plusieurs années.
Saint-Quentin-en-Yvelines a déjà accueilli plusieurs essais. En 2021, trois véhicules autonomes y ont circulé sur une ligne régulière entre la gare et une zone d’activités, au milieu de la circulation. Le territoire continue depuis à tester ces nouvelles solutions de transport. Pour le nouveau projet régional, Île-de-France Mobilités pourrait utiliser ces véhicules sur des lignes locales, dans des zones peu denses ou lorsque la demande est plus faible, en complément des transports à la demande et des lignes de bus déjà en place.
Trois territoires envisagés pour débuter
Île-de-France Mobilités envisage d’installer les premiers services à Paris-Saclay, Versailles Grand Parc et Saint-Quentin-en-Yvelines. Ces territoires connaissent déjà la technologie autonome, mais le projet marque une nouvelle étape avec une expérimentation portée à l’échelle régionale.
Le choix définitif des véhicules et des opérateurs n’est cependant pas arrêté. Île-de-France Mobilités doit définir sa stratégie au second semestre 2026, avant une mise en concurrence prévue en 2027.
Un calendrier en plusieurs étapes
Une vingtaine de véhicules, principalement des minibus et des minicars, sont prévues pour la phase pilote. Le premier doit commencer à circuler au début de 2028, avant une augmentation progressive de la flotte en 2028 et 2029.
À l’horizon 2030, Île-de-France Mobilités vise plus de 100 véhicules. Le budget consacré au développement et au déploiement du service pourra atteindre 20 millions d’euros par an.
Des questions encore à trancher
Les véhicules autonomes sont déjà testés dans plusieurs villes, mais leur arrivée dans les transports collectifs soulève encore des interrogations. Il faudra notamment vérifier comment ils réagissent aux situations imprévues, comme des travaux, une circulation dense ou la présence de piétons et de cyclistes.Pour les usagers, la sécurité peut être une source d’inquiétude. Île-de-France Mobilités devra donc montrer, au fil de l’expérimentation, que ces véhicules peuvent circuler en toute sécurité.
L’expérimentation permettra de voir si ces véhicules répondent réellement aux besoins des usagers et trouvent leur place dans le réseau.