Vous vous êtes sûrement déjà demandé d’où venaient les plantes que l’on retrouve dans les magasins ou encore où les professionnels se fournissent en rosiers, palmiers et autres végétaux. La Pépinière du Plateau de Versailles fait partie de ces lieux méconnus du grand public, mais pourtant indispensables à la vie végétale des Yvelines.
Une pépinière en pleine évolution
Rémy Chefdeville travaille au sein de la pépinière depuis près de dix ans. Arrivé au début de l’aventure, il a pu observer l’évolution de l’entreprise et de son propre métier.
« Cela marche très bien, je la vois grandir d’année en année, c’est formidable. Au début, je faisais un peu de tout. Aujourd’hui, je suis davantage spécialisé dans la logistique. Au début, je faisais un peu de tout. Aujourd’hui, je suis davantage spécialisé dans la logistique. »
En dix ans, la pépinière a connu une forte croissance et produit désormais jusqu’à un million de jeunes plantes vivace par an. Une nouvelle machine sophistiquée devrait prochainement accompagner son développement, tant en matière d’efficacité que dans sa transition vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement. Comme l’explique notre pépiniériste, l’activité doit constamment s’adapter aux évolutions climatiques et aux attentes des clients.
Reconnaître les plantes, un savoir-faire
Passionné par son métier, il a également participé il y a quelque temps à un concours régional de pépiniéristes organisé au Potager du Roi, à Versailles. Cette compétition portait sur la reconnaissance des végétaux. Une vingtaine de professionnels y ont pris part et devaient être capables d’identifier les plantes en indiquant leur nom latin et français.
« J’aimerais en refaire. L’aspect compétition est quelque chose que j’apprécie beaucoup. En me préparant peut-être un peu plus, je pourrais faire mieux. Cette année j’y suis allé un peu au feeling avec mes connaissances ».
Savoir reconnaître une plante, la nommer et écrire son nom sans erreur demande un véritable savoir-faire. Aux côtés de Rémy, nous avons appris que les noms latins sont toujours utilisés pour leur caractère universel. « Vous avez un olivier, son nom latin est Olea europaea. Un Allemand ne comprendra pas forcément le mot “olivier”, mais si on lui donne le nom latin, il saura immédiatement de quelle plante il s’agit. »
Avant de quitter les serres, nous suivons Rémy jusqu’à la zone d’expédition, où les plantes s’apprêtent à rejoindre leurs acheteurs. Une grande partie des végétaux a déjà quitté les lieux. Ne restent que quelques grands arbres et quelques fleurs.