De Titanic à La Moldau : un vent de fraîcheur symphonique à Saint-Cyr-l’École

Publié le 21 avril 2026

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De Titanic à La Moldau : un vent de fraîcheur symphonique à Saint-Cyr-l’École

Rédacteur : Nicolas Gervais

Interview

Programmé vendredi 24 avril à 20h30 au Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Cyr-l’École, ce concert piloté par le Conservatoire à rayonnement régional de Versailles Grand Parc réunira les élèves des conservatoires et des écoles associatives de Versailles Grand Parc (près de 140 musiciens), au sein de deux orchestres encadrés par deux chefs invités : Johannes Le Pennec et Maud Rouchaléou. Au programme : La Moldau, de Smetana, des extraits du Lac des cygnes, de Tchaïkovski, la musique de Titanic, composée par James Horner, et celle de Pirate des caraïbes, de Klaus Badelt.

Voici notre interview de Johannes Le Pennec, qui a dirigé la formation réunissant les élèves de 2e et 3e cycles.


Comment avez-vous travaillé avec les musiciens ?

En tant que chef d’orchestre, la motivation des musiciens, quel que soit leur niveau, est un facteur clef dans la réussite d’un projet. C’est le cas pour ces jeunes qui se sont réellement investis dans ce programme. Par ailleurs, ils sont engagés dans des cursus au CRR et dans les écoles de Versailles Grand Parc. Ils sont donc formés et arrivent dans d’excellentes conditions de préparation et de motivation. Ce qui est très important, car notre travail ensemble va s’opérer à la faveur d’une fenêtre de tir très réduite : des répétions de 6h par jour, pendant 4 jours, après une première lecture. C’est très dense et comparable au travail d’un orchestre professionnel. L’avantage : en se voyant tous les jours, il n’y aura pas de pertes, comme ça peut arriver lorsqu’on répète d’une semaine à l’autre. En revanche, il faut gérer la fatigue car, pour la plupart, ces jeunes musiciens n’ont pas habitude d’une telle densité.

Un travail dense, comparable à celui d’un orchestre professionnel

Vous avez dû adapter votre manière de diriger ?

Pas vraiment. Le rôle d’un chef est de savoir écouter ce que joue l’orchestre et de repérer ce qu’il est nécessaire de perfectionner. Forcément, d’un point de vue technique, il y aura peut-être plus de détails à travailler pour créer une unité collective en très peu de temps mais, sinon, mon travail de chef d’orchestre reste le même.

La transmission est quelque chose d’important pour vous ?

Oui, ça fait partie de ma vie ! D’ailleurs, je suis toujours professeur de violoncelle au conservatoire de Palaiseau. J’enseigne depuis 26 ans et ça fait partie de mon équilibre professionnel, à côte de mon métier de chef d’orchestre. Dans le cas présent, je peux mélanger les deux et c’est formidable.

Pouvez-vous nous présenter le programme de Vagues Symphoniques ?

Il s’articule autour d’un thème commun : celui de l’eau, que j’ai retenu parmi ceux qui m’étaient proposés, car c’est celui qui, d’un point de vue du répertoire orchestral, offrait le plus de possibilités. Il a beaucoup inspiré les compositeurs. Nous avons choisi La Moldau, de Smetana, qui fait partie des grandes œuvres pour orchestres symphoniques du XIXè, mais aussi des extraits du Lac des cygnes, de Tchaïkovski, et deux musiques de film. La musique de Titanic, composée par James Horner, et celle de Pirate des caraïbes, de Klaus Badelt.

Les musiques de films sont devenus des classiques

C’est un programme assez large et rassembleur ! Comment a-t-il été construit ?

L’objectif était de présenter des œuvres qui motivent les musiciens. Il n’y a donc que de très belles musiques, dont des œuvres à avoir joué au moins une fois dans sa vie. Ce sont de grandes mélodies, avec beaucoup de souffle musical. Et les musiques de films sont aujourd’hui l’une des premières sources d’engouement pour les jeunes. Elles ont pris une grande importance dans la motivation des élèves des conservatoires. C’est un peu devenu leurs classiques ou, en tout cas, ça en fait partie. On ne peut pas leur donner tort car elles sont souvent écrites par de grands compositeurs. Les marier à des classiques, c’est allier la tradition à des tendances plus actuelles. Il ne faut pas négliger le fait que le répertoire s’est aujourd’hui élargi. D’ailleurs, les plus grands orchestres jouent aussi des musiques de films, notamment, à la faveur de ciné-concerts. C’est une demande du public et l’émotion apportée par la musique de film jouée en live est réelle et intense.

Le vendredi 24 avril à 20h30 au Théâtre Gérard Philipe, rue Gérard Philipe, à Saint-Cyr-l’École – Gratuit sur réservation – Réserver

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