L’UFR Simone Veil – santé de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines lance un appel à bénévoles pour jouer des patients simulés. Ces profils aideront à former les étudiants à la relation soignant-patient dans le cadre des ECOS (Examens Cliniques Objectifs et Structurés).
À l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, la faculté de médecine forme ses futurs professionnels au plus près de la réalité. Pour cela, elle lance un appel à bénévoles : elle recherche des patients simulés, essentiels à l’entraînement des étudiants avant les épreuves pratiques de fin d’année.
Dans une salle d’examen reconstituée, Clara, étudiante en quatrième année de médecine, échange avec un patient. Ou plutôt, un « faux patient ». Face à elle, Baptiste incarne un rôle écrit par des médecins : celui d’un patient venu consulter pour un symptôme précis. Une mise en situation qui fait partie intégrante de sa formation.
« C’est important pour notre formation pratique, parce que c’est vraiment ce qu’on vit en tant que médecin tous les jours, on est face à des patients », explique Clara. « Les compétences qui sont testées, c’est notre capacité à interroger le patient, à orienter notre diagnostic », ajoute-t-elle.
Préparer les ECOS, épreuve clé de la formation
L’objectif de cet exercice : préparer les étudiants aux Examens Cliniques Objectifs et Structurés (ECOS), qui évaluent leur capacité à conduire un entretien médical structuré. L’UFR Simone Veil – santé de l’UVSQ en a fait un pilier de l’apprentissage, avec des sessions programmées chaque année.
Pour que ces examens soient les plus réalistes possibles, la faculté fait appel à des patients simulés bénévoles, formés en amont. Baptiste Bleslu, comédien-formateur, supervise leur préparation.
« L’idée, c’est de leur apporter un soutien théâtral, pour garder la même émotion à chaque fois, tout en s’appuyant sur un texte écrit par des médecins », précise-t-il.
Chaque faux patient doit incarner le même personnage à l’identique pour tous les étudiants, afin d’assurer une évaluation équitable. L’an dernier, une trentaine de personnes ont joué ce rôle. Cette année, l’université en recherche une soixantaine.
Une simulation réaliste, mais sans auscultation
Les profils recherchés sont variés. Seule condition : être majeur. Les échanges avec les étudiants se limitent au verbal ; aucune auscultation, ni contact physique ne sont requis.
« Le patient simulé est là pour reproduire de façon très réaliste ce qui pourra arriver dans la vie de nos futurs médecins », indique Stéphanie Marin, ingénieure pédagogique à l’UFR Simone Veil – santé.
« Il faut qu’ils puissent s’exercer un maximum avant d’être vraiment confrontés à de vrais patients », poursuit-elle.
Une dernière journée de formation pour les futurs bénévoles est prévue le vendredi 13 février. Des sessions d’entraînement suivront au printemps, en vue des ECOS blancs en mars, puis des épreuves nationales en mai.
- Pour devenir faux patient : ecos.svs@uvsq.fr