Porté par l’ingénieur automobile Jean-Marc Beller, le projet T-ZER est un véhicule électrique intermédiaire, léger et adapté aux trajets du quotidien. Ce tricycle monoplace, actuellement au stade du prototype, entend répondre à un constat simple : la majorité des déplacements domicile-travail s’effectuent seuls, dans des véhicules surdimensionnés.
Le projet s’appelle T-ZER, pour Tricycle Zéro Émission Recyclé. Sa particularité : être un tricycle monoplace, pensé pour les déplacements quotidiens. « 80 % des gens sont seuls dans leur voiture pour se rendre sur leur lieu de travail », rappelle son concepteur, Jean-Marc Beller. L’objectif est de proposer un véhicule plus léger qu’une voiture classique, principalement destiné à un usage urbain ou périurbain.
Un projet né d’un long parcours dans l’automobile
Ingénieur automobile de formation, Jean-Marc Beller a passé l’essentiel de sa carrière dans cette industrie. « Je me consacre totalement à ce projet depuis un an », explique-t-il. À l’origine, le projet devait s’appuyer sur la réutilisation de composants existants, issus notamment d’un véhicule électrique en fin de vie. Cette piste n’ayant pas abouti, le choix a été fait de développer un châssis spécifique, tout en conservant l’esprit initial du projet.
Par ailleurs, le choix du tricycle n’est pas anodin. Sur un véhicule électrique, la batterie représente un poids important. « L’intégrer dans un tricycle permet de positionner le centre de gravité de manière à corriger certains défauts de stabilité », explique Jean-Marc Beller. Moins stable par nature qu’un quadricycle, le tricycle bénéficie ici d’un agencement pensé pour garantir un comportement dynamique satisfaisant.
Les essais en cours portent notamment sur des tests de sécurité, comme l’essai d’évitement, référence en matière de comportement routier. « Il faut d’abord être convaincu que le produit est bon pour pouvoir ensuite convaincre les autres », rappelle l’ingénieur.
Deux versions envisagées, avec ou sans permis
Le véhicule pourrait être décliné en deux versions :
- une version sans permis, limitée à 45 km/h ;
- une version avec permis, pouvant atteindre 80 km/h.
Le prototype actuellement testé est le dernier en date, développé avec le soutien de l’ADEME, dans le cadre du programme Extrême Défi, qui accompagne des projets innovants de mobilité. Prochaines étapes pour Jean-Marc Beller : rechercher des financements pour passer à la phase d’industrialisation. L’objectif pour l’ingénieur serait de commercialiser son produit d’ici deux ans.