En 2024, près d’un tiers des salariés franciliens travaillent à distance au moins une fois par semaine. Un taux largement supérieur à la moyenne nationale.
L’Île-de-France détient un nouveau record : la région est championne française de télétravail. D’après une étude de l’Insee, parue le 17 février 2026, 32 % des salariés franciliens télétravaillent au moins une fois par semaine en 2024. Un niveau nettement supérieur à la moyenne nationale qui s’établit à 18 %.
Cette pratique, largement développée depuis la crise sanitaire, s’est désormais installée dans les habitudes professionnelles de nombreux salariés, en particulier dans les grandes métropoles et quelques secteurs d’activités.
Quel est le profil type du salarié en télétravail ?
Dans son enquête, l’Insee a dressé le portrait type d’un salarié en télétravail. Et dans la majorité des cas, il s’agit d’une femme, âgée de 25 à moins de 50 ans et diplômée de l’enseignement supérieur. Le télétravail concerne également davantage les salariés disposant d’un contrat à durée indéterminée, travaillant dans des entreprises de plus de 250 salariés, souvent à des postes de cadres, et ont, à minima, un an d’ancienneté dans leur entreprise.
Autre caractéristique à prendre en compte : le secteur d’activité. L’étude montre que dans les domaines de l’information et de la communication, 73 % des salariés télétravaillent au moins un jour par semaine. Cette proportion dépasse même 80 % dans les activités liées aux services d’information, à l’édition ou à la programmation informatique. Le télétravail est également très présent dans les activités financières, où 69 % des salariés y ont recours, ainsi que dans certaines branches industrielles liées à la conception ou à la recherche (48%).
À l’inverse, la pratique reste plus limitée dans d’autres secteurs. Elle ne concerne que 19 % des salariés dans les autres activités tertiaires et la construction. Le taux est encore plus faible dans la santé et l’enseignement, où il ne dépasse pas 10 %, ainsi que dans les métiers de l’hébergement et de la restauration, avec environ 16 % de salariés concernés.