Au village d’animations du Paris-Nice 2026 à Achères, l’écologie s’invite aussi parmi les stands. L’éco-organisme Ecologic est venu rappeler qu’un vieux vélo ou une raquette usée ne sont pas voués à dormir au garage.
« Notre objectif, c’est que les gens sortent leurs articles de sport de leurs placards », explique Julien Corniau, responsable au sein de la filière. Créée il y a seulement quatre ans, cette filière à responsabilité élargie du producteur organise la collecte, la réparation, le réemploi et le recyclage des équipements sportifs. Aujourd’hui, près de 3 000 points de collecte existent en France, principalement en magasins spécialisés et en déchetterie.

Recycler ses souvenirs sportifs
Car derrière un objet de sport se cache souvent une dimension affective. « Une bouteille en plastique, on n’a pas d’émotion. Une planche à voile ou un ballon, si », souligne Julien Corniau.
Ce lien freine parfois le passage à l’acte. Pourtant, 90 % des articles peuvent être réemployés, réparés ou recyclés. Un vélo, par exemple, est entièrement démantelé : caoutchouc, aluminium et câbles rejoignent chacun leur filière.
Sensibiliser au recyclage du matériel sportif
Au village du Paris-Nice 2026 à Achères, le stand propose aussi des ateliers ludiques pour sensibiliser petits et grands. Les visiteurs peuvent reconnaître les matériaux qui composent différents équipements ou fabriquer un porte-clés à partir d’un pneu recyclé.
L’exemple souvent cité est l’opération « Balle Jaune » de la Fédération française de tennis : les balles usagées deviennent des embouts de chaises dans les écoles ou des revêtements pour terrains souples.
« Il faut que ça devienne un réflexe, comme le tri des emballages », insiste Julien Corniau. Un changement d’habitude qui pourrait transformer les équipements sportifs usagés en nouvelles ressources.