La consommation de protoxyde d’azote augmente chez les jeunes. Santé publique France alerte et le préfet des Yvelines renforce la prévention.
Un usage banalisé aux conséquences parfois graves
Le protoxyde d’azote, parfois présenté comme un gaz inoffensif, circule aujourd’hui largement chez les jeunes, notamment lors de soirées. Pourtant, les risques liés à sa consommation sont bien réels.
Ce gaz peut provoquer des malaises, des pertes de connaissance, des troubles neurologiques, et dans certains cas des lésions irréversibles du système nerveux. Une consommation répétée peut également entraîner des carences sévères, des paralysies, ou encore des troubles de la mémoire.
Les dangers augmentent avec la quantité, la fréquence de consommation, et surtout les mélanges, notamment avec l’alcool ou d’autres substances. Les services de secours constatent une hausse régulière des prises en charge liées à ce produit, en particulier chez les adolescents et les jeunes adultes.
Selon les données de Santé publique France, près de 500 signalements liés à la consommation de protoxyde d’azote ont été recensés en 2023. Un chiffre en augmentation constante ces dernières années.
Des mesures renforcées dans les Yvelines
Face à cette progression, le préfet des Yvelines a récemment annoncé un renforcement des actions de prévention et de protection dans le département. Cette stratégie repose notamment sur une intensification des contrôles, une meilleure coordination avec les collectivités locales, ainsi que le développement d’actions de sensibilisation auprès des jeunes et des établissements scolaires.
L’objectif est de limiter l’accès au protoxyde d’azote, d’informer sur ses dangers réels et de prévenir les usages à risque, en lien avec les acteurs de santé, les forces de l’ordre et les associations. Ces mesures visent également à réduire les conséquences sanitaires et les interventions d’urgence liées à ce produit.