En décembre, le Laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE), à Trappes, a inauguré MetriQs France, la première plateforme française dédiée à la métrologie quantique. Un projet qui s’inscrit dans la stratégie nationale sur les technologies quantiques lancée par l’État en 2021, destiné à accompagner l’innovation et l’industrialisation de ces technologies émergentes.
À Trappes, le LNE au cœur des technologies quantiques de nouvelle génération
À Trappes, un nouveau laboratoire s’impose désormais comme un acteur stratégique des technologies de demain. Située au Laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE), la plateforme MetriQs France a été inaugurée en décembre dernier à Trappes. Une première à l’échelle nationale.
Cette infrastructure a été conçue pour garantir la fiabilité des technologies quantiques, un domaine en pleine expansion. En effet, celles-ci ne sont pas nouvelles. « Il y a eu une première génération qui a conduit à des innovations que l’on connaît bien, comme les lasers ou les transistors présents dans nos ordinateurs », rappelle Félicien Schopfer, directeur du programme technologies quantiques au LNE de Trappes. « Aujourd’hui, on assiste à l’émergence d’une deuxième génération de ces technologies. »
Un outil stratégique pour accompagner l’innovation et l’industrialisation
C’est précisément sur ces nouveaux usages que MetriQs France intervient. La plateforme permet de mesurer, caractériser et évaluer les performances des dispositifs quantiques. « Il est essentiel de comprendre comment ces technologies fonctionnent si on veut ensuite les intégrer dans des systèmes complexes », souligne le responsable du programme.
Un projet soutenu par l’État et financé par France 2030
Ce laboratoire fait partie de la Stratégie nationale quantique, un plan mis en place par le gouvernement en 2021. L’objectif : accompagner les innovations technologiques jusqu’à leur industrialisation et renforcer la compétitivité des acteurs économiques français. « Pour se faire, il y a un important volet métrologie », explique Thomas Grenon, directeur général du LNE.
Au total, cinq chercheurs travaillent dans ce laboratoire à Trappes. Néanmoins, deux autres antennes du réseau national de la métrologie français travailleront sur le projet : le LNE-Observatoire de Paris et le LNE-Cnam situé à Saint-Denis. Un projet financé par France 2030, pour un coût total de quatre millions d’euros.