Maflohé Passedouet, les nouvelles technologies au service de l’art

Publié le 02 février 2026

Partager

Maflohé Passedouet, les nouvelles technologies au service de l’art

Montage : Nathan Desideri / Article et reportage vidéo : Mélanie Poquet

Émission

Elle ne se contente pas de croiser les arts entre eux, Maflohé Passedouet mêle les sciences pour créer et partager. L’artiste clétienne est très implantée sur le territoire yvelinois. Rencontre.


« L’art me permet de rencontrer et c’est je crois que c’est mon désir premier ». C’est peut être ce qui résume le plus Maflohé Passedouet. Artiste, auteure et directrice artistique de la Compagnie « Mobilis-Immobilis », elle ne se contente pas d’exposer ses oeuvres dans une galerie. Elle cherche à inclure tout le monde dans un processus de création. « C’est faire voir ce qu’on ne voit pas, la relation à l’autre, ce qui vibre, ce qui résonne », explique-t-elle.

Découverte de l’art toute petite

Maflohé Passedouet a toujours dessiné, toujours lu, aussi loin qu’elle s’en rappelle. L’art a toujours eu une grande place pour elle : « J’ai toujours mis en scène à l’extérieur dans les jardins, mes poupées, j’ai toujours fait du théâtre aussi au lycée et j’ai toujours peint aussi ». Pour elle, l’art est « une expression d’être au monde, je pense que sans art, véritablement, je ne serais pas là ». Une manière d’exprimer sa sensibilité, sa différence.

Son art 1er, la peinture en 2D, « vraiment une écriture du geste sur une toile, dans un cadre ». Un cadre pour petit à petit en sortir. Elle s’attaque alors aux fresques murales pour appréhender la 3e et la 4e dimension. Qu’elle met en pratique au fil des années grâce à une découverte, celle de l’apport des nouvelles technologies.

Un « désir de langage pluriel »

Au départ, la découverte du laboratoire Art et technologies de l’image à Paris VIII. Maflohé ne crée finalement jamais vraiment seule. « Tout mon cheminement a été de côtoyer les laboratoires et les chercheurs parce que je suis dans une démarche de recherche-création toujours exponentielle avec un désir de langage pluriel, de recherche de l’expression du corps dans l’espace à travers des moyens différents et notamment multimédia », explique-t-elle. Environnements virtuels pour créations réelles. Vidéo, motion capture, 3D. « Ça a été Fantasia, ça a été Walt Disney et le début pour moi d’un univers que je ne connaissais pas qui s’est ouvert ».

Le partage avant tout

Mais ce qui peut être défini le plus Maflohé Passedouet, c’est le partage, l’inclusion. Elle ne cesse de s’interroger sur le corps, sur les corps. « Capter des choses qu’on ne voit pas, comme les ondes cérébrales, essayer de capturer les émotions, les sensations, la kinésiologie, et puis aussi les ondes électromagnétiques du cœur », ajoute-t-elle. En plus de créer et d’exposer, elle va à la rencontre des autres. Ateliers danse dans les écoles notamment sur Versailles, projet intergénérationnel avec une maison de retraite. « On essaime des petites graines de culture, d’ouverture interculturelle, et puis maintenant le numérique aussi ». Un engagement qui peut être résumé dans le projet « Volting« , pensé et développé par le LISV, le laboratoire d’ingénierie des systèmes de Versailles de l’Université Versailles Saint-Quentin-Paris Saclay. Né en 2020, il est le fruit d’une rencontre entre Maflohé et Eric Monacelli, directeur du LISV. « Volting est un fauteuil innovant, robotique qui permet de libérer tout le haut du corps de la personne qui est assise dedans et d’avoir une mobilité beaucoup plus grande puisqu’elle lui permet de faire des tours sans se servir de ses bras, de commander, de choisir sa commande, soit par le buste, soit par la main, et donc de danser autrement »

Maflohé Passedouet continue ses processus de création ainsi que son partage. Le 12 février, elle participe à une journée de couplage art-science à Paris-Saclay.

Les tags liés a cet article :

Aujourd'hui