À 21 ans, Léane Verschelde poursuit son parcours dans le cyclisme sur route avec une détermination forgée dès l’enfance. Licenciée depuis trois ans au sein d’un club féminin des Yvelines, la jeune sportive conjugue entraînements, compétitions nationales et activité professionnelle.
Une passion née à six ans
« Quand je suis en coupure plus de quatre jours, ça me manque déjà », confie Léane Verschelde. Le vélo occupe une place centrale dans son quotidien depuis l’âge de six ans. Initiée par son père, lui-même cycliste, elle grandit au rythme des compétitions auxquelles elle assiste enfant.
Après des début, elle progresse saison après saison vers un niveau plus élevé. Si elle a pratiqué d’autres disciplines, comme le judo ou la natation, le cyclisme s’impose rapidement comme une évidence.
De la mixité aux collectifs féminins
Ses premières années se déroulent dans des clubs mixtes, où filles et garçons évoluent ensemble. « Étant jeune, je courais toujours avec les garçons », précise-t-elle. Une expérience qu’elle considère formatrice.
Depuis cinq ans, elle évolue exclusivement dans des équipes féminines. Un choix assumé pour « construire un collectif féminin et évoluer ensemble ». Elle a ainsi intégré plusieurs structures avant de rejoindre son club actuel, où elle met en avant « une ambiance chaleureuse et familiale », composée en grande partie de bénévoles.
Route, cyclocross et piste
Spécialiste de la route, Léane Verschelde diversifie néanmoins sa pratique. L’hiver, elle s’aligne régulièrement en cyclocross dans une logique de préparation. Cette saison, elle découvre également la piste, une discipline complémentaire qui enrichit son travail technique et physique.
Cette polyvalence s’inscrit dans une stratégie de progression continue, avec l’objectif de performer au plus haut niveau national.
Concilier travail et compétition
En parallèle du sport, Léane exerce comme maître-nageuse. Un équilibre qui nécessite organisation et discipline. « Je fais un peu mon planning comme je veux de manière à pouvoir aller m’entraîner », explique-t-elle.
Au sein de l’équipe, toutes les coureuses travaillent en dehors du cyclisme. Les week-ends de compétition impliquent parfois de poser des congés. Une réalité fréquente dans les structures amateurs évoluant au niveau national.
Entre météo capricieuse et blessures
L’entraînement en solitaire, sous la pluie ou par temps froid, fait partie du quotidien. « Se motiver quand on est toute seule, c’est dur », reconnaît-elle.
Les chutes et blessures constituent également une difficulté récurrente. « Quand on tombe, ce n’est jamais une petite égratignure », observe la coureuse, qui évoque l’importance des temps de repos et de soins pour repartir sur une dynamique positive.
Malgré ces contraintes, le vélo représente pour elle un espace de liberté : « C’est mon moment. J’oublie tout ce qu’il y a autour. »
Une 3e place en Coupe de France comme référence
Parmi les moments marquants de son parcours, Léane cite une étape de la Coupe de France de cyclisme sur routedisputée il y a deux ans. Emmenée par une coéquipière pour un sprint final, elle décroche une troisième place. « C’était une petite victoire pour moi », résume-t-elle.
Un résultat qui nourrit désormais de nouvelles ambitions.
Des objectifs élevés pour la saison
Collectivement, l’équipe vise une progression au classement général de la Coupe de France et ambitionne une montée en Division Nationale Accession (DNA) la saison prochaine. Le recrutement récent et la cohésion du groupe renforcent ces perspectives.
À titre personnel, Léane souhaite contribuer aux performances collectives et viser un podium, voire une victoire d’étape. La saison doit débuter les 20 et 21 février au Pôle Espoirs de Vendée, avec un contre-la-montre par équipes suivi d’une course en ligne. Un premier rendez-vous national avant l’enchaînement des manches de Coupe de France et des compétitions régionales.