Le concours régional « Créatrices d’Avenir 2025 » a distingué Karine Jean-Jacques, fondatrice de KA.JI.JI, une entreprise d’insertion implantée dans le quartier du Valibout à Plaisir. Cette initiative solidaire mêle textile, accompagnement social et lutte contre la précarité menstruelle.
Une entreprise née d’un engagement personnel
Karine Jean-Jacques a lancé KA.JI.JI après plusieurs années d’expérience en tant qu’auto-entrepreneuse. Installée au Valibout, un quartier prioritaire de Plaisir, elle a souhaité créer une structure à impact social : « Je voulais créer une entreprise qui a du sens », explique-t-elle. Son objectif : valoriser les compétences des femmes éloignées de l’emploi et leur offrir un tremplin professionnel.
Aujourd’hui, KA.JI.JI est une entreprise d’insertion qui emploie des femmes en parcours d’insertion. L’atelier, basé dans les Yvelines, assure notamment la confection textile et la réparation de vêtements. Certaines productions sont issues d’upcycling, comme des sacs réalisés à partir de bâches d’événements.
Textile durable et lutte contre la précarité menstruelle
La structure porte trois activités : la création de produits textiles réutilisables (serviettes hygiéniques lavables, bouillottes, accessoires pour bébés), la confection à façon pour des projets RSE, et une retoucherie solidaire de quartier. Elle répond à des besoins concrets, tout en défendant une consommation durable.
Parmi les produits phares : la serviette hygiénique lavable, conçue pour lutter contre la précarité menstruelle. Une solution qu’elle juge essentielle : « En France, 4 millions de femmes sont concernées. J’ai rencontré des jeunes filles qui n’allaient pas à l’école parce qu’elles n’avaient pas de protections chez elles ».
Lauréate du Grand Prix « Créatrices d’Avenir »
Le 9 décembre, Karine Jean-Jacques a reçu le Grand Prix 2025 ainsi que le Prix “Pépite des quartiers” du concours Créatrices d’Avenir, organisé par le réseau Initiative Île-de-France. Une double distinction qu’elle accueille avec émotion : « C’est une reconnaissance pour tout le travail accompli ».
Ces prix vont lui permettre de développer son atelier, d’investir dans de nouvelles machines et de recruter davantage de femmes en insertion. À travers KA.JI.JI, Karine Jean-Jacques entend poursuivre sa mission : inspirer d’autres femmes à entreprendre, en donnant du sens à leur engagement.