Festival Electrochic 2026 : Anoraak, Arnaud Rebotini et Luneris enflamment Versailles Grand Parc

Publié le 09 avril 2026

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Festival Electrochic 2026 : Anoraak, Arnaud Rebotini et Luneris enflamment Versailles Grand Parc

Rédacteur : Jules Maucouard

Reportage

Pour sa 10e édition, le Festival Electrochic a réuni un florilège de talents de la scène électro. Pensé à l’échelle de neuf communes de Versailles Grand Parc, l’événement s’est tenu du 17 au 28 mars 2026.

Le festival confirme son ancrage territorial dans les Yvelines, avec un déploiement sur plusieurs villes : Versailles, Vélizy-Villacoublay, Jouy-en-Josas, Chaville. Cette implantation locale reste l’un des marqueurs forts de l’événement.


Festival Electrochic 2026 : une 10e édition ancrée dans le territoire

Pour sa 10e édition, le Festival Electrochic a réuni un florilège de talents. Pensé à l’échelle de neuf communes de Versailles Grand Parc, l’événement s’est tenu du 17 au 28 mars. Cette année encore, il s’est appuyé sur un ancrage territorial fort, avec un déploiement sur l’ensemble de l’agglomération, notamment à Chaville, Jouy-en-Josas, Vélizy-Villacoublay et Versailles.

Electrochic se distingue par son format original : concerts et DJ sets investissent différents lieux, des salles de spectacle aux cinémas, favorisant la circulation entre les communes et la proximité avec le public. Un modèle qui s’est structuré au fil des éditions et a gagné en cohérence. Le rendez-vous s’est ainsi imposé comme le festival électro de l’Ouest parisien. Pour cet anniversaire, les artistes ont une nouvelle fois marqué les esprits.

Le festival joue un rôle central dans la dynamisation de la vie culturelle locale, avec une programmation électro accessible et itinérante. Cet ancrage s’exprime aussi par le soutien à la jeune scène et la volonté de rendre la culture accessible au plus grand nombre. Porté par Versailles Grand Parc, l’événement s’inscrit dans une logique de coopération entre communes, contribuant à structurer une offre culturelle partagée et à renforcer l’identité du territoire.

Anoraak, figure de la scène électro française

Frédéric Rivière, alias Anoraak, compose depuis plus de dix ans une musique mêlant disco, synth pop et house. Il cumule aujourd’hui plus de 27 millions de streams et plusieurs placements dans la série « You ». L’ancien batteur de Pony Pony Run Run s’est produit aux Sept Lieux à Versailles, dans le cadre d’une soirée organisée avec Radio FG et Versailles Grand Parc.

À deux pas du château, la salle a accueilli l’un des artistes les plus attendus de cette édition 2026. Anoraak puise son inspiration dans ses voyages, chaque ville nourrissant son univers sonore : « J’adore voyager, et j’ai la chance d’avoir commencé à vraiment voyager avec la musique », confie-t-il. Une énergie perceptible dans ses sets, où spontanéité et imprévu créent une véritable connexion avec le public.

Le tremplin, vitrine de la nouvelle scène

Comme chaque année, Electrochic met en avant de jeunes talents. Le tremplin s’est tenu le 21 mars à l’Onde-Théâtre de Vélizy-Villacoublay, avec quatre candidats en compétition. L’objectif reste inchangé : valoriser la nouvelle scène électro.

À l’issue des votes du jury et du public, HEB s’est imposée avec un univers singulier, inspiré de sonorités issues du jeu vidéo. « J’ai commencé par la batterie, puis je me suis familiarisée avec la musique assistée par ordinateur. Je suis contente, j’ai l’impression que ça a bien marché », explique-t-elle. Elle sera programmée pour l’édition 2027.

Arnaud Rebotini, fidèle à l’analogique

Présent également le 21 mars à l’Onde-Théâtre, Arnaud Rebotini a livré un DJ set fidèle à sa réputation. Le musicien revendique une approche ancrée dans l’analogique, laissant une large place à l’improvisation.

Avec le recul de plusieurs décennies, il relativise l’évolution du genre : « Je ne pense pas que l’électro ait vraiment changé. Dans les années 70, on en trouvait déjà dans le jazz. Le hip-hop aussi a toujours été électro ». Son passage illustre cette fidélité à ses racines, avec des machines d’époque intégrées à des performances actuelles.

Luneris, fusion entre électro et traditions

Le 27 mars, Luneris s’est produit au théâtre de Bailly. Le duo, composé de deux sœurs, violoniste et harpiste, propose une fusion entre électro et musiques traditionnelles.

« On a toujours aimé les histoires et les légendes. On utilise notamment une harpe, un instrument vieux de plus de 5 000 ans ». Harpe électrique, guimbardes, olifants ou flûtes irlandaises composent un univers sonore singulier, mêlant héritage ancestral et rythmes contemporains.

Fort de son succès, le festival se projette déjà vers 2027 avec l’ambition de renforcer encore son ancrage dans les Yvelines. Entre têtes d’affiche et nouvelles révélations, Electrochic confirme sa place dans le paysage culturel local.

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