Au cœur de la forêt des Essarts-le-Roi, Marta Guillemart a installé son terrain d’éducation canine. Formée en 2017 et titulaire du brevet professionnel d’éducateur canin depuis 2019, elle accompagne les propriétaires de chiens à travers des cours d’éducation, des activités collectives et une discipline encore peu connue : le mantrailing.
Une reconversion née d’une expérience personnelle
Avant de devenir éducatrice canine, Marta Guillemart était comptable. C’est à 40 ans, après avoir rencontré des difficultés d’éducation avec son berger blanc suisse, qu’elle fait appel à un professionnel. Une découverte qui marque un tournant.
« J’ai découvert ce milieu qui m’a beaucoup plu », explique-t-elle. Elle entame alors une formation et obtient son diplôme d’État.
Aujourd’hui, elle insiste sur un point : le métier ne consiste pas uniquement à travailler avec l’animal. « Il faut aimer le chien, mais il faut aimer aussi les humains », précise-t-elle. Selon elle, la pédagogie auprès des maîtres est essentielle. « On éduque le chien mais on forme beaucoup les maîtres. C’est le maître le principal ».
Le Mantrailing, activité phare en forêt
Parmi les activités proposées – éducation canine, balades collectives, cours collectifs ou encore ObéJump – Marta Guillemart a développé une spécialité : une école de Mantrailing baptisée Mantraining Centre France.
Le Mantrailing est une activité de pistage basée sur les capacités olfactives du chien. L’animal doit retrouver une personne cachée en suivant une odeur préalablement présentée (tissu, objet personnel, clés…). À la fin du parcours, il est récompensé.
« Le chien vit dans un monde d’odeurs, pas comme nous », souligne-t-elle. L’exercice sollicite à la fois les capacités physiques et mentales de l’animal. « C’est vraiment un travail d’équipe », insiste l’éducatrice.
Les séances se déroulent en demi-journée ou en journée, principalement le week-end. Des bilans à domicile sont également proposés, d’une durée de deux à trois heures selon l’âge du chien.
Une demande en forte hausse
Depuis la crise sanitaire, la demande a fortement augmenté. « Il y a beaucoup plus de chiens qu’il y a encore quelques années », observe Marta Guillemart. Au-delà de l’éducation classique, les propriétaires recherchent désormais des activités à partager avec leur animal.
« Les gens sont vraiment en demande de ça, de ne pas être toujours sur l’éducation », explique-t-elle. Les activités comme le Mantrailing, l’agility ou l’ObéJump viennent compléter le travail éducatif traditionnel et participent au bien-être du chien.
Une formation réglementée
Pour exercer, un minimum de qualification est requis. Le certificat de capacité (ACACED) constitue la base obligatoire. Le BP d’éducateur canin, dispensé dans certains lycées agricoles, offre une formation plus complète sur six à neuf mois.
« Il faut continuer à se former », rappelle Marta Guillemart, qui souligne l’importance de l’actualisation des connaissances dans un secteur en évolution constante.
Aux Essarts-le-Roi, l’éducatrice canine poursuit ainsi son activité entre forêt et ville, avec un objectif : renforcer la relation entre le chien et son maître.