Le climat social se tend au centre pénitentiaire de Bois-d’Arcy, dans les Yvelines. Dans un communiqué publié le 6 octobre 2026, le syndicat UFAP UNSa Justice critique vivement la gestion de l’établissement. Il dénonce notamment un manque de dialogue social, des départs d’officiers et une dégradation des conditions de travail.
Un climat social dégradé à la prison de Bois-d’Arcy
Le syndicat UFAP UNSa Justice tire la sonnette d’alarme à la prison de Bois-d’Arcy. Dans un communiqué au ton particulièrement ferme, l’organisation syndicale dresse un bilan très critique des deux dernières années de gestion de l’établissement pénitentiaire.
Selon le syndicat, les tensions entre la direction et les agents se multiplient. L’organisation dénonce notamment des méthodes managériales qu’elle juge inadaptées et un manque de reconnaissance envers les personnels.
Dans son communiqué, l’UFAP UNSa Justice affirme que le dialogue entre la direction et les représentants du personnel s’est fortement détérioré. Le syndicat critique notamment le recours aux demandes d’explications administratives et dénonce une gestion qu’il estime trop autoritaire.
Par ailleurs, l’organisation évoque trois vagues de départs d’officiers en moins d’un an. Selon elle, ces mouvements fragilisent l’encadrement et accentuent la pression sur les agents toujours en poste.
Le syndicat met également en cause ce qu’il considère comme des différences de traitement disciplinaire. Il évoque notamment une affaire présumée de violence entre agents, dont il conteste la gestion par la hiérarchie.
Ces accusations émanent du syndicat et ne constituent pas, à ce stade, des faits établis de manière indépendante.
Des agents confrontés à des difficultés croissantes
Au-delà des tensions managériales, l’UFAP UNSa Justice alerte sur les conditions de travail des surveillants pénitentiaires. L’organisation évoque notamment un manque de renforts, une surpopulation carcérale importante et une augmentation des risques psychosociaux.
De plus, elle estime que les personnels administratifs, techniques et les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation doivent faire face à une charge de travail particulièrement lourde.
Le syndicat regrette également l’absence d’avancées concrètes dans le cadre de la « Mission 33 », issue du protocole d’Incarville, destinée à améliorer les conditions de travail et la sécurité des personnels pénitentiaires.
Le syndicat réclame des mesures immédiates
Face à cette situation, l’UFAP UNSa Justice demande à la direction de prendre rapidement des mesures.
L’organisation réclame notamment une évaluation urgente du bien-être au travail et des risques psychosociaux. Elle souhaite également obtenir des résultats concrets concernant la Mission 33 et garantir une égalité de traitement dans les procédures disciplinaires.
Enfin, le syndicat prévient qu’il pourrait engager de nouvelles actions si ses revendications restent sans réponse. Il évoque notamment des blocages, des saisines des autorités de tutelle et d’éventuelles démarches judiciaires.
Dans son communiqué, Jean-Joseph Belmont, secrétaire local de l’UFAP à Bois-d’Arcy, salue également l’engagement des agents qui assurent quotidiennement le fonctionnement de l’établissement.