La mobilisation lycéenne reste sous tension dans les Yvelines. Vendredi 2 octobre, de nouveaux incidents ont éclaté aux abords de plusieurs établissements du département. Les forces de l’ordre ont procédé à 45 interpellations au cours de cette seule journée, selon la préfecture.
Ce nouveau bilan intervient au lendemain de premières mesures prises par le préfet des Yvelines pour limiter les débordements. La veille, les autorités avaient déjà annoncé 82 interpellations depuis le début du mouvement.
Mortiers, poubelles incendiées et jets de projectiles
Malgré le renforcement du dispositif, plusieurs rassemblements se sont poursuivis vendredi, la préfecture fait état de tirs de mortiers d’artifice, d’incendies de poubelles, de dégradations et de jets de projectiles aux abords de différents établissements.
Ces incidents ont fait plusieurs blessés. Des membres des forces de l’ordre figurent notamment parmi les personnes touchées, face à la situation, policiers et gendarmes restent fortement mobilisés pour sécuriser les établissements concernés et leurs alentours.
Des rassemblements interdits devant plusieurs lycées
Dès vendredi matin, les autorités avaient pourtant renforcé les restrictions.
Un arrêté préfectoral interdit notamment les rassemblements non déclarés aux abords de plusieurs lycées du département. D’autres mesures concernent les mortiers d’artifice, les armes ainsi que le transport de certains produits inflammables ou dangereux.
L’objectif affiché reste le même : éviter que les mobilisations lycéennes ne donnent lieu à de nouveaux affrontements.
Le préfet interpelle les parents
Dans son nouveau point de situation, le préfet des Yvelines adresse également un message aux familles.
Il appelle les parents à la vigilance et à exercer pleinement leur responsabilité. La préfecture rappelle que celle-ci peut notamment être engagée lorsque leurs enfants commettent des destructions.
Les autorités distinguent par ailleurs les revendications exprimées par les lycéens des violences commises en marge des rassemblements. Le préfet indique que les revendications peuvent être entendues, mais qu’aucune violence ni menace ne peut être tolérée.
Après plusieurs jours de mobilisation, la situation reste donc particulièrement surveillée dans les Yvelines. La priorité des autorités consiste désormais à empêcher de nouveaux débordements tout en assurant la sécurité des élèves et des personnels des établissements.