Basket – Supercoupe : l’Yvelinois Maxime Roos s’offre l’ASVEL dans le premier duel des frères Parker

Publié le 19 septembre 2026

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Basket – Supercoupe : l’Yvelinois Maxime Roos s’offre l’ASVEL dans le premier duel des frères Parker

Exocet Kayes

Chronique

Il fallait bien un vainqueur dans la famille Parker. Et au terme d’une fin de match irrespirable, c’est T.J. qui a pris le dessus sur Tony. La Chorale de Roanne s’est imposée 73-71 face à l’ASVEL, ce samedi 19 septembre à Roland-Garros, pour décrocher son billet pour la finale de la Supercoupe.

Dans ce premier rendez-vous officiel de la saison, le Yvelinois Maxime Roos a apporté sa pierre à l’édifice avec 7 points. Une première réussie pour l’ailier formé notamment au Chesnay-Versailles, dans une rencontre qui marquait également les grands débuts de Tony Parker comme entraîneur de club.

À Roland-Garros, le basket français change de surface

Les lignes blanches sont toujours là. Les tribunes aussi. Mais, ce week-end, les raquettes ont changé de mains.

Pour la deuxième année consécutive, le basket français s’est installé sur le court Philippe-Chatrier de Roland-Garros. La Supercoupe réunit quatre formations masculines pour lancer la nouvelle saison. Roanne, champion d’Élite 2, l’ASVEL, Paris Basketball et Nanterre 92 composent le plateau de cette édition 2026.

Et pour ouvrir le week-end, difficile d’imaginer scénario plus symbolique.

D’un côté, T.J. Parker, entraîneur d’une Chorale de Roanne tout juste remontée parmi l’élite. De l’autre, Tony Parker, quadruple champion NBA devenu cet été entraîneur de l’ASVEL, club dont il reste également le président.

Deux frères. Deux bancs. Une seule place en finale.

Cette demi-finale constituait surtout le premier match officiel de Tony Parker comme entraîneur d’un club professionnel. Le hasard du calendrier et le repêchage de l’ASVEL après la non-éligibilité de Monaco lui a réservé son frère comme premier adversaire.

Maxime Roos, le Yvelinois au rendez-vous

Au milieu de cette histoire familiale se trouvait aussi un visage bien connu dans les Yvelines.

Maxime Roos a grandi à Maurepas et poursuivi sa formation au Chesnay-Versailles avant de rejoindre le centre de formation de Paris-Levallois. Aujourd’hui âgé de 31 ans, l’ailier poursuit son aventure avec Roanne, où il évolue depuis 2022.

Quelques heures avant la rencontre, il ne cachait d’ailleurs pas le plaisir de jouer pratiquement à domicile. Sa famille et ses proches devaient assister au rendez-vous à Roland-Garros.

Sur le parquet, le Yvelinois a participé à la victoire avec 7 points, une contribution précieuse dans un match où Roanne a longtemps imposé son rythme. Les Choraliens ont pris les commandes et ont conservé l’avantage pendant l’essentiel de la rencontre. Leur défense a notamment gêné une ASVEL encore à la recherche de ses automatismes, pourtant, rien n’était joué.

Roanne mène, l’ASVEL refuse de mourir

Car les Villeurbannais ont progressivement grignoté leur retard. À mesure que le chronomètre défilait, l’avance roannaise a fondu. L’ASVEL, pourtant malmenée, s’est accrochée jusqu’à revenir à hauteur de son adversaire.

Tony Parker le reconnaîtra après la rencontre : lui-même s’est dit surpris de voir son équipe encore en position de gagner malgré 25 ballons perdus et 16 rebonds offensifs concédés.

« Normalement, tu perds beaucoup plus », a-t-il résumé en conférence de presse.

Mais son équipe n’a jamais rompu, menée jusqu’à 14 points en deuxième période, elle est revenue à égalité. Puis elle s’est même offert deux possessions susceptibles de la faire passer devant.

Le scénario s’est alors resserré jusqu’à devenir étouffant. À quelques secondes du terme, Roanne ne possédait plus le confortable matelas construit auparavant. Chaque ballon pouvait envoyer une équipe en finale et condamner l’autre.

Finalement, la Chorale a tenu. 73-71. Deux petits points seulement. Mais suffisamment pour envoyer Roanne en finale.

T.J. Parker : « On l’a gagnée avec notre identité »

La manière n’a pas été parfaite. T.J. Parker ne l’a d’ailleurs pas caché après la rencontre. Roanne a également perdu beaucoup de ballons et manqué d’adresse. Pourtant, son entraîneur retient avant tout la capacité de son équipe à défendre et à résister lorsque l’ASVEL est revenue.

« On l’a gagnée avec notre identité : la défense », a-t-il expliqué en conférence de presse.

Une philosophie que le technicien assume pleinement. Il laisse beaucoup de liberté à ses joueurs en attaque. En revanche, lorsqu’il s’agit de défendre, ses exigences montent d’un cran.

« La défense, c’est pour moi », a-t-il résumé.

Cette victoire prolonge surtout l’excellent début de saison de la Chorale. Champion d’Élite 2 au printemps dernier, Roanne retrouve la Betclic Élite cette année et avait déjà dominé l’ASVEL en préparation, 92-76, le 6 septembre. Maxime Roos avait alors été laissé au repos.

Cette fois, le décor et l’enjeu étaient tout autres et Roanne a encore répondu présent.

Une victoire assombrie par une lourde blessure

Pourtant, le sourire de T.J. Parker était loin d’être total au moment de se présenter devant la presse. Avant même d’évoquer son frère, le coach roannais a tenu à parler de la blessure de son pivot titulaire, survenue pendant la rencontre.

Son inquiétude était immense. T.J. Parker a évoqué une suspicion de rupture des ligaments croisés, tout en précisant que le diagnostic devait encore être confirmé.

« Ce n’est pas vraiment une victoire pour nous ce soir », a-t-il confié, craignant de perdre son joueur pour la saison.

Une mauvaise nouvelle potentiellement considérable pour un promu qui s’apprête à retrouver les exigences de la Betclic Élite. Ainsi, derrière la qualification, Roanne pourrait avoir payé un prix très lourd.

Tony Parker mesure le travail qui l’attend

Sur l’autre banc, Tony Parker n’a pas cherché d’excuses.

« Félicitations à Roanne, ils méritent leur victoire », a-t-il commencé. Puis le nouveau coach de l’ASVEL a immédiatement dressé son constat.

Son équipe n’a travaillé au complet que depuis peu. Selon lui, elle possède « un mois, un mois et demi de retard » dans sa préparation par rapport à plusieurs adversaires et les chiffres du match ont illustré ce manque d’automatismes.

25 pertes de balle. 16 rebonds offensifs laissés à Roanne.

Deux données rédhibitoires à ce niveau.

Hugo Besson a dressé le même diagnostic. Pour l’arrière villeurbannais, l’ASVEL doit apprendre à mieux se connaître et créer rapidement des automatismes, cependant, il retient également la réaction de son équipe.

Malgré ses erreurs, Villeurbanne a trouvé les ressources pour revenir dans une rencontre qui semblait lui échapper. C’est aussi ce que Tony Parker veut conserver de son premier match.

Son équipe s’est battue. Elle n’a pas lâché. Et malgré un retard de 14 points, elle a obtenu deux ballons pour passer devant dans les dernières minutes. Pour son baptême comme entraîneur de club, l’ancien meneur des Spurs a donc découvert une première évidence : sur un banc aussi, chaque possession compte.

Parker contre Parker, acte I pour T.J.

Avant la rencontre, les deux frères s’étaient vus. Une poignée de main. Quelques mots. Puis chacun a rejoint son banc. T.J. Parker l’a expliqué après le match : une fois la rencontre commencée, il ne voulait plus voir son frère. Seulement l’adversaire.

Cette première confrontation officielle restera donc dans les mains du cadet, mais elle raconte également deux trajectoires différentes.

Tony Parker commence une nouvelle carrière après avoir marqué l’histoire du basket français comme joueur. T.J., lui, poursuit son chemin d’entraîneur et ramène progressivement Roanne parmi les équipes qui comptent.

Pour la Chorale, l’histoire peut désormais se prolonger dès dimanche avec une finale et un trophée à aller chercher. La compétition se poursuit à Roland-Garros, où la finale masculine est programmée ce dimanche 20 septembre.

Et dans les Yvelines, un joueur suivra forcément cette finale avec une attention particulière.

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