Victor Wembanyama va retrouver l’équipe de France à Paris, ce jeudi soir à 20h30, les Bleus affrontent la Slovénie à l’Accor Arena, dans le cadre des qualifications pour la Coupe du monde 2027 au Qatar. Pour son retour à Bercy avec la sélection, le joueur des San Antonio Spurs portera pour la première fois le brassard de capitaine. Une soirée particulière pour le natif du Chesnay, qui entend aussi poursuivre la construction d’un nouveau projet avec les Bleus.
Une soirée particulière pour le capitaine des Bleus
Après avoir retrouvé la sélection cet été, Victor Wembanyama s’apprête donc à vivre un nouveau moment fort sous le maillot bleu. Deux ans après la finale olympique de Paris 2024, le Français va rejouer dans la capitale avec l’équipe de France.
Cette fois, le contexte est différent. Les Bleus lancent leur campagne de qualifications pour le Mondial 2027 et veulent construire une équipe capable de s’inscrire dans la durée. Face à eux, la Slovénie se présente toutefois diminuée.
« Un projet qui se compte pour moi en années, même en dizaines d’années »
À la veille de cette rencontre, Victor Wembanyama a insisté sur l’importance de ce nouveau cycle. Le capitaine des Bleus ne veut pas seulement regarder les prochaines échéances. Il voit plus loin. « Un projet qui se compte pour moi en années, même en dizaines d’années », a-t-il expliqué au sujet de son rapport à l’équipe de France.
Le message est clair. Wembanyama souhaite participer à la construction d’une sélection française capable de rester au sommet pendant plusieurs années. Son retour après les Jeux de Paris 2024 constitue ainsi une étape importante. Avec un nouveau staff et plusieurs nouveaux coéquipiers, les Bleus doivent désormais trouver leurs automatismes.
Le joueur des Spurs entend d’ailleurs mettre son expérience acquise en NBA au service du collectif. Après plusieurs saisons à San Antonio, il estime avoir beaucoup appris, même si cette expérience serait difficile à résumer en quelques mots.
Wembanyama retrouve un Bercy qui compte pour lui
Cette rencontre face à la Slovénie aura également une dimension particulière pour le joueur de 22 ans, « ça me fait plaisir, avant tout, de jouer en France et à Paris », a expliqué Wembanyama en conférence de presse.
Le Français a également rappelé son attachement à l’Accor Arena. Bercy fait partie des salles qui ont accompagné son parcours, de ses premières années dans le basket jusqu’au plus haut niveau. Le public parisien avait d’ailleurs déjà réservé une impressionnante ovation au Français lorsqu’il était revenu dans la capitale avec les San Antonio Spurs en janvier 2025.
Cette fois, le contexte sera encore différent. Wembanyama sera chez lui avec le maillot bleu et, surtout, avec le brassard.
Le natif du Chesnay veut montrer d’où il vient
La soirée parisienne aura aussi une dimension personnelle pour Wembanyama. Né et formé dans les Yvelines, le Français a grandi au Chesnay avant de poursuivre sa formation à Nanterre. Il n’a jamais oublié cette partie de son histoire.
En conférence de presse, le capitaine des Bleus a expliqué qu’il était fier de montrer d’où il vient. Il cherche notamment à faire découvrir son parcours à ses coéquipiers américains et à ceux qui connaissent moins son histoire, dès qu’il en a l’occasion, il revient ainsi sur ses terres.
Wembanyama reconnaît cependant que son quotidien de joueur NBA lui laisse peu de temps pour revenir dans les Yvelines. Une situation qu’il regrette, forcément, alors que son parcours l’a conduit jusqu’au sommet du basket mondial mais son attachement reste néanmoins très concret. En 2025, il était notamment revenu au Chesnay-Rocquencourt pour inaugurer deux terrains de basket.
Il a également continué à garder un lien avec Nanterre, où il a passé une partie importante de sa formation.
Un brassard qui ne doit pas changer Wembanyama
La nomination de Victor Wembanyama comme capitaine constitue forcément un symbole, pour autant, Frédéric Fauthoux ne veut surtout pas que cette nouvelle responsabilité transforme son joueur.
Le sélectionneur des Bleus a été très clair sur ce point avant la rencontre face à la Slovénie. « Je ne veux pas que Victor Wembanyama change parce qu’il est capitaine », a-t-il expliqué. Le technicien souhaite ainsi que son intérieur conserve son naturel et continue de s’exprimer sur le terrain avec les qualités qui ont fait de lui l’un des joueurs les plus suivis du basket mondial.
Pour le sélectionneur, le brassard ne doit donc pas devenir un poids supplémentaire, au contraire, Wembanyama doit pouvoir rester lui-même tout en assumant progressivement les responsabilités liées à son statut.
Cette nomination confirme toutefois la place particulière occupée par le joueur des Spurs au sein de la sélection. Son expérience en NBA, son parcours international et son influence grandissante lui donnent naturellement un rôle important dans le vestiaire.
Mais le nouveau capitaine français le sait : cette équipe de France est encore en construction, l’objectif est désormais de créer des automatismes, de trouver une identité collective et de poser les premières bases d’un projet appelé à s’inscrire dans la durée.
La Slovénie arrive diminuée à Bercy
Sur le papier, la France part favorite, la Slovénie ne se présente pas avec toutes ses forces à l’Accor Arena. Les Bleus restent également sur une victoire arrachée face à la Serbie en préparation, une rencontre qui leur a permis de mesurer le niveau d’exigence attendu dans cette nouvelle campagne.
Pour autant, Wembanyama et ses partenaires devront rester concentrés, ces rencontres de qualification doivent surtout permettre au staff de poser les premières bases du projet. Les Bleus visent évidemment la victoire, mais ils doivent également profiter de ces rendez-vous pour créer des automatismes et intégrer progressivement les nouveaux joueurs.
Une première soirée parisienne très attendue
Le rendez-vous promet donc d’être particulier à plusieurs niveaux, pour le public, ce sera l’occasion de revoir Wembanyama sous le maillot tricolore dans une salle qui lui est chère. Pour le joueur, ce sera aussi sa première rencontre à Paris avec le brassard de capitaine et pour les Bleus, cette rencontre marque le début concret d’un nouveau cycle.