Loi d’urgence agricole : découvrez comment vos députés ont voté dans les Yvelines

Publié le 21 juillet 2026

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Loi d’urgence agricole : découvrez comment vos députés ont voté dans les Yvelines

Rédigé par Floriane Mourrat

Chronique

A l’image de l’Assemblée nationale, qui a adopté le projet de loi d’urgence agricole durant la nuit du lundi 21 au mardi 22 juillet, les députés des Yvelines ont majoritairement voté en sa faveur. Le débat a suscité de vives tensions, notamment au sujet de la réintroduction de pesticides à titre dérogatoire.

Les Yvelines en faveur du projet de loi

Les circonscriptions yvelinoises reflètent le vote qui a eu lieu à l’Assemblée nationale dans la nuit du 21 au 22 juillet, où le projet de loi d’urgence agricole a été adopté. Bilan dans le département : 5 voix pour, 3 contre et 2 abstentions.

Un projet de loi contesté

A l’échelle nationale, le texte a été porté par l’ensemble des députés de la Droite Républicaine et du Rassemblement National (RN) qui ont voté en faveur du texte.

Dans les Yvelines, les socialistes Dieynaba Diop (9ème circonscription des Yvelines) et Aurélien Rousseau (7ème circonscription des Yvelines) ont ainsi voté contre le projet de loi. Ils ont été appuyés par le député écologiste Benjamin Lucas-Lundy (8ème circonscription des Yvelines), qui a appelé la ministre de la transition écologique Monique Barbut à démissionner . « Si elle veut démontrer qu’elle existe et qu’elle a une utilité, elle devrait claquer la porte du gouvernement » a-t-il déclaré sur BFM TV.

L’enjeu des pesticides

Les débats se sont particulièrement tendus autour de la question des pesticides. Le projet de loi prévoit en effet que l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) puisse délivrer des dérogations aux filière en difficultés pour qu’elles puissent réintroduire l’acétamipride et le felupyradifurone. Ces deux néonicotinoïdes sont interdits en France mais autorisé dans l’Union européenne.

« Nos agriculteurs ne pouvaient plus être pénalisés par une concurrence déloyale. Il était de notre responsabilité de leur apporter des premières réponses concrètes. » explique le député du bloc central Karl Olive (12ème circonscription des Yvelines) dans une vidéo publiée sur X.

Sur X, le Parti Socialiste (PS) dénonce quant à lui une « loi Duplomb puissance 10 ». Ce texte visait également a lever les contraintes qui pèsent sur les agriculteurs en réintroduisant des pesticides, et avait fait l’objet d’une pétition historique réunissant plus de 2 millions de signataires.

Un climat de tension dans l’hémicycle

« Ce que nous rejetons aujourd’hui, c’est l’obstruction organisée par les Ecologistes, LFI et leurs alliés, aux dépens de nos agriculteurs », affirme Anne-Sophie Ronceret (10ème circonscription des Yvelines), député centriste à l’Assemblée nationale. Les députés de gauche on en effet multiplié les rappels au règlement, une technique d’obstruction parlementaire qui a pour objectif d’empêcher le vote du projet de loi.

A ce stade de la procédure, le gouvernement bénéficie d’un droit de véto, et peut décider de la mise en vote ou non de certains amendements. Il avait refusé de permettre aux députés de voter les amendements déposés pour supprimer du texte le volet sur les pesticides, y compris celui de l’ancienne Première ministre et députée du bloc central Elisabeth Borne. Ce refus à contribué à exacerber les tensions au sein de l’hémicycle.

Soulager les agriculteurs

Si la question des pesticide fait débat, le volet central du texte vise principalement à faciliter la construction d’ouvrages de stockages d’eau et de bâtiments d’élevage. Dans un contexte de sécheresse exceptionnelle pour les agriculteurs, le projet de loi prévoit également de redonner du poids aux organisations de producteurs face aux industriels, et de défendre la souveraineté alimentaire française et européenne grâce à la labellisation « projets d’avenir agricole ».

Avant d’être adopté définitivement, le texte doit poursuivre sa navette parlementaire. Le Sénat dispose néanmoins d’une large majorité d’élus de droite, et laisse donc peu de place au doute quant au résultat du scrutin.

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