Dans la peau d’un policier : des collégiens à la découverte du métier à Saint-Quentin-en-Yvelines

Publié le 02 avril 2026

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Dans la peau d’un policier : des collégiens à la découverte du métier à Saint-Quentin-en-Yvelines

Montage : Nathan Desideri

Reportage

Des collégiens ont pu découvrir le métier de policier à travers des ateliers immersifs organisés par l’Hôtel de police de Saint-Quentin-en-Yvelines : maniement du matériel, sport, self-défense… L’objectif : les rapprocher de leur police de proximité.

À quoi ressemble vraiment le quotidien d’un policier ? À Saint-Quentin-en-Yvelines, des collégiens ont eu l’opportunité de le découvrir de manière concrète et immersive. Dans le cadre de la Semaine olympique et paralympique, une classe de 3e du collège Alexandre Dumas de Maurepas a participé à une série d’ateliers organisés directement au sein de l’hôtel de police.

Découverte des armes et des équipements

L’atelier le plus impressionnant : la découverte du matériel utilisé par les policiers. Il y a l’équipement de base : « l’arme de service et, la chose la plus importante selon moi, reste le gilet pare-balles ». Et des outils utilisés, par exemple, en manifestations ou lors d’importantes opérations : des armes d’épaule, des grenades, des flashballs, des casques et des boucliers.

Les élèves ont tous pu tester les équipements, qui pèsent parfois plusieurs kilos. « On comprend pourquoi parfois ils ne courent pas vite, ça pèse lourd », explique Layana, 14 ans.

Au-delà de l’aspect matériel, les policiers insistent sur les règles fondamentales qui encadrent leur métier. « Toute arme est dangereuse, elle peut blesser ou être létale, il faut toujours le garder dans un coin de la tête », explique l’encadrant, membre d’une brigade anti-stupéfiants.

Lors de l’atelier, une question revient : « vous pouvez attaquer ? ». Non, précise le formateur : les armes ne servent qu’en cas de « légitime défense ».

Une préparation physique essentielle au métier

Être policier, ce n’est pas seulement intervenir sur le terrain : c’est aussi être en excellente condition physique. Dans une salle de sport aménagée au sein même de l’Hôtel de police, les élèves découvrent l’exigence physique du métier. Cardio, renforcement musculaire… les exercices s’enchaînent.

« C’est dur… je ne suis qu’à 8 calories », plaisante une collégienne sur un vélo elliptique. Les fonctionnaires, ici, doivent faire au minimum deux heures d’activité sportive par semaine.

Et le sport se pratique aussi autrement… en s’entraînant aux méthodes de self-défense. Ces ateliers permettent aux élèves d’apprendre des techniques utiles en cas d’agression. Encadrés par des formateurs, ils découvrent comment se dégager, se protéger et réagir efficacement.

Ce jour-là, une technique particulière est enseignée en cas de blocage au sol avec un individu. Rien de très compliqué, mais des astuces précieuses pour se dégager rapidement. Mélissa, 15 ans, s’en souviendra : « Ça nous apprend à savoir quoi faire ». Même constat pour Nesma, qui estime que ces techniques sont « utiles pour la vie quotidienne ».

Un projet pédagogique avec un objectif clair

Au total, 25 élèves ont participé à cette immersion. Avec cette opération, Yann Drouet, commissaire divisionnaire de la circonscription de la police nationale de Saint-Quentin-en-Yvelines, espère améliorer la compréhension du métier de policier : « L’objectif est de leur faire comprendre que, lorsqu’ils croisent des policiers avec leurs différents armements, ils comprennent les cas d’utilisation de ces armes et que le lien, dehors, se fasse plus facilement », explique-t-il.

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