Le bridge, un sport cérébral en plein essor en France

Publié le 28 janvier 2026

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Le bridge, un sport cérébral en plein essor en France

Reportage vidéo : Mickaël Elmidoro / Article : WIlfried Richy

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Longtemps cantonné à l’image d’un simple jeu de cartes, le bridge revendique aujourd’hui pleinement son statut de sport de l’esprit. Structuré, compétitif et exigeant, il séduit un nombre croissant de pratiquants en France, deuxième pays le plus représenté au monde derrière les États-Unis.

Selon la Fédération française de Bridge (FFB), la discipline compte près de 80 000 licenciés sur le territoire et s’appuie sur un réseau dense de clubs. Un engouement que l’on retrouve aussi localement, notamment dans les Yvelines.


Un jeu collectif fondé sur la stratégie

Le bridge se joue en équipe de deux, avec quatre joueurs autour de la table, répartis en deux camps : Nord-Sud et Est-Ouest. À partir d’un jeu de 52 cartes, chaque partie s’organise en deux temps.
D’abord, une phase d’enchères permet de définir un contrat, c’est-à-dire le nombre de plis que l’équipe pense pouvoir réaliser. Vient ensuite la phase de jeu, où il s’agit de remplir ce contrat tout en contrant la stratégie adverse.

Un fonctionnement qui fait du bridge un jeu de calcul, d’anticipation et de communication indirecte, bien loin du hasard souvent associé aux jeux de cartes.

À Versailles, un club jeune et dynamique

Pour mesurer cet engouement, direction Versailles, où le club des Jeunes Bridgers a vu le jour en janvier 2025. En un an, la structure rassemble déjà une quarantaine d’adhérents, qui se retrouvent chaque semaine pour s’entraîner.

Un signe clair du renouvellement de la pratique et de l’attractivité croissante de la discipline, notamment auprès d’un public plus jeune, curieux de découvrir un sport cérébral structuré et compétitif.

Un sport exigeant, aussi mentalement que physiquement

Si le bridge est classé parmi les sports de l’esprit, ses pratiquants insistent sur la dimension physique de l’effort. Les compétitions peuvent durer plusieurs heures, parfois sur plusieurs jours, avec une concentration permanente.

« On joue souvent deux à trois heures d’affilée, parfois six à sept heures par jour. Sur une semaine de compétition, la fatigue est réelle », expliquent les joueurs rencontrés. La gestion du stress, l’endurance mentale et la capacité à rester lucide sur la durée sont essentielles.

Quelles qualités pour devenir un bon bridger ?

Calme, rigueur et stratégie figurent parmi les qualités clés. Un bon joueur de bridge doit savoir analyser rapidement, garder son sang-froid face à la pression et faire preuve d’endurance.
Un minimum d’aisance avec les chiffres est également nécessaire : au bridge, savoir compter jusqu’à 13 fait partie des bases.

Une discipline solidement implantée dans le Val de Seine

Le comité du Val de Seine, qui regroupe les Yvelines, le Val-d’Oise et les Hauts-de-Seine, recense 66 clubs et environ 6 000 bridgers. Un maillage territorial qui permet une pratique régulière, du loisir à la compétition.

Pour celles et ceux qui souhaitent s’initier, la Fédération française de Bridge, créée en 1933, centralise les informations et les clubs sur son site officiel.

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